Le septième art pour défendreles premiers des droits humains
·Le Rex de St-Jean-de-luz, Terre des hommes et Amnesty mettent les Droits de l’Homme à l’affiche
L’idée coule de source, de faire coïncider "l’action citoyenne" avec le septième art lorsqu’il s’agit d’évoquer les droits humains.Pour preuve, la première édition des "Droits de l’Homme à l’affiche" avait connu le succès l’an passé autour du Cinéma Le Rex de Saint-Jean-de-Luz, de Terre des hommes et d’Amnesty international. Il faut dire que les longs-métrages pouvant enclencher un débat sur le sujet sont légion et permettent idéalement de faire naître quelques émotions dans un registre dont tout le monde a une conscience plus ou moins diffuse mais dont nul n’ignore plus qu’ils sont sommairement bafoués dans la plupart des pays de la planète. Petit tour d’horizon à partir du 8 novembre, comme un état des lieux de la dignité humaine sur la planète et de la production cinématographique récente.
Le documentaire Secretos de Lucha, de la jeune Bayonnaise Maiana Bidegain, ouvrira le bal jeudi avec sa propre saga familiale, celle d’une famille basque déchirée par la dictature uruguayenne. Le film vient de recevoir le premier prix, dans la catégorie documentaire, au festival Cinéma et cultures d’Amérique Latine de Biarritz et sera présenté par Maiana Bidegain sur le thème du devoir de mémoire et de la résistance sociale.
Avec le film Djourou, une corde à ton cou, on s’attaquera le dimanche 11 novembre directement aux causes économiques qui s’opposent à la dignité des peuples.Droits au travail, à la santé, à l’éducation ne sont pas au menu des Plans d’ajustement structurel des pays endettés. En bambara, langue parlée au Mali, Djourou qualifie indifféremment "dette" ou "corde au cou".Le débat qui suivra concernera le développement économique et social au Mali, deux termes pour l’heure antagoniste, en compagnie de Madani Koumaré représentant l’ONG Guamina.
Droits de l’Homme à l’affiche
Egalement à l’affiche de ce festival des Droits de l’Homme, le film Daratt du Tchadien Mahamat-Saleh Haroun, primé à la Mostra de Venise 2006 et au fespaco de Ouagadougou revient sur la réalité du Tchad après quarante années de guerre.Un après-guerre qui, comme ailleurs, choisit l’amnistie des criminels de guerre, avec lesquels il faut désormais vivre.Ce jeudi 15 novembre, cette fiction dramatique sera l’occasion d’évoquer une autre sortie de crise, celle du Burundi, qui questionne la justice après le massacre de plus de 300000 civils.Jusqu’au 26 novembre, le rendez-vous du cinéma de Saint-Jean-de-Luz projettera aussi l’étonnant Pour un seul de mes deux yeux, que le réalisateur israélien Avi Mograbi était venu présenter en 2005 à Bayonne, vision poignante d’un Israélien qui prend le parti des Palestiniens en montrant la pulsion morbide des siens, puisée dans la mythologie. Enfin, on retrouvera La route de guantanamo, le documentaire sur la Tchétchénie Itchkéri Kenti, the constant gardener ou le dernier film de l’Argentin Fernando Solanas, La dignité du peuple.
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