Paris en ligne
Unibet : "Les lois sont obsolètes"
Le Suédois Petter Nylander, PDG de la société de paris en ligne Unibet, a appelé hier à la fin du monopole sur les jeux dans l’hexagone où il a été mis en examen mercredi pour infraction à des lois qu’il a qualifiées "d’obsolètes". M. Nylander, 43 ans, a été mis en examen pour "loterie illicite, prises de paris illicites sur courses de chevaux et publicité de loterie illicite" au tribunal de Nanterre (ouest de Paris). Il a été laissé en liberté sous contrôle judiciaire avec une caution de 200000 euros et obligation de répondre aux convocations de la justice. "Les lois qui sont retenues contre moi en France datent de 1836 et 1891 (...), avant que l’Union européenne soit créée, avant qu’internet soit créé", a souligné M. Nylander lors d’une conférence de presse à Londres, où il réside.
"Ces lois nationales sont obsolètes", a-t-il ajouté, soulignant que l’Union européenne s’opposait aux monopoles à des fins commerciales. "Au cours des vingt dernières années, de nombreux monopoles d’Etat sont tombés, dans l’aviation, les télécommunications, la télévision, au bénéfice du consommateur. C’est juste un autre monopole qui est en train de tomber, douloureusement", a indiqué M. Nylander.
"Arrêter ce harcèlement"
"Mais je n’ai pas souvenir de la disparition d’un autre monopole avec l’envoi des concurrents en prison", a-t-il dénoncé. Il a été arrêté le 22 octobre à l’aéroport d’Amsterdam en vertu d’un mandat d’arrêt européen émis le 23 juillet 2007 par le parquet de Nanterre, au motif qu’il ne s’était pas présenté à une convocation en avril.
L’ex-vice président d’Unibet, Didier Dewyn, qui s’était présenté, avait été placé en garde à vue pendant quatre heures puis mis en examen et libéré avec une caution de 150.000 euros. M. Nylander a passé 48 heures en prison aux Pays-Bas et a été extradé mercredi vers la France. Il est rentré hier matin à Londres. "Il faut arrêter ce harcèlement des sociétés. (...) Nous devons créer une forme moderne d’industrie du jeu, pour permettre aux sociétés responsables comme Unibet et d’autres de travailler et de ne pas être discriminées par rapport aux sociétés publiques", a-t-il indiqué, se disant "très heureux" du soutien de la Commission européenne.
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