C’est un extrait de son dernier spectacle qui a été choisi pour faire l’affiche de ces 27e Translatines. Le "dérangeant" Argentin Rodrigo Garcia est ce soir et demain soir sur la scène de la salle Lauga (21h) avec Arrojad mis cenizas sobre Mickey.
"Le texte invite à traverser un territoire futuriste, dévasté et désolé. La ville comme un terrain vague. Chaque adolescent comme terre brûlée. Chaque famille comme un champ stérile. Chaque école comme un désert stupide et injuste. On croit lire des passages de science-fiction, mais, si l’on s’attarde sur les mots, on s’aperçoit qu’ils traitent de l’état actuel de la chose", explique Rodrigo Garcia. Ce dernier s’attaque une nouvelle fois à la société de consommation. Recouvert tour à tour de boue tel un oiseau mazouté, de miel... il devient lui-même un objet de consommation, mais alors que devient l’humain, jusqu’où faut-il aller pour le retrouver ? Pour tenter de répondre à la question Rodrigo Garcia n’hésitera pas à prendre deux spectateurs ce soir à Lauga pour leur raser intégralement les cheveux afin de savoir jusqu’où il faut gratter pour retrouver l’humain dans tout ça.
Plus que la rage, c’est d’amertume dont il est question, dans l’¦uvre de Garcia, comme si la capacité à s’améliorer chez l’être humain était définitivement une idée du passé. Un message pour nous interroger sur "La capacité poétique" que nous avons perdue.
Si le théâtre de Rodrigo Garcia dérange et fascine c’est parce qu’il n’a pas peur de nommer les choses, et de les montrer. C’est tout à la fois la comédie humaine, la farce sociale et le journal intime d’un artiste qui ne se satisfait pas de l’ordre du jour.
Attention, âmes sensibles s’abstenir.