Gara: Latest news - Printed edition  |  Le Journal |  Documents
Google
EUS | ES | FR | ENG
 » PRINTED EDITION
  - Index
  - Sujet à la une
- Basque Country
- Local
- Opinion
- Culture
- Sports
 » DOCUMENTS
 » Hemeroteka
Le JPB > Pays Basque 2007-10-05
"La preuve que la coexistence n’est pas possible"
·Les OGM contaminent systématiquement disent les expérimentations des organismes bio

On savait déjà que la coexistence humaine était très difficile s’agissant de cultures OGM. Cette fois, les producteurs bio veulent apporter la preuve que la coexistence culturale n’est pas possible non plus. Ils ont livré hier les résultats des expérimentations menées sur deux sites, en Lot-et-Garonne et à Saint-Dos (Béarn) à quelques pas d’Amikuze, où les parcelles et les ruchers surveillés ont tous présenté des traces de contamination aux OGM environnants.

Pas facile de savoir comment agissent les cultures transgéniques sur leurs voisines. Aucune expérimentation n’est officiellement menée ni par les pouvoirs publics, ni par des organismes privés. La fédération Bio d’Aquitaine s’y est donc collée. Une intention vue d’un mauvais ¦il dès son origine par certains pro-OGM, visiblement organisés, puisque les deux sites étudiés, distants de plusieurs centaines de kilomètres, avaient fait l’objet de sabotage aux produits chimiques détruisant en grande partie les parcelles sous surveillance [lire édition précédente].

Ainsi, le champ de maïs de Bernard Poey ne ressemble plus à grand-chose. "Pour lui c’est la double peine", commente Thomas Erguy, technicien à BLE (Biharko Lurraren Elkarte). En plus d’avoir été saboté, sa parcelle bio présente des traces de contamination OGM à hauteur de 0,14% sur les rares épis qui ont pu sortir. "Or, il n’y a pas de maïs OGM à proximité immédiate. En plus, la floraison de mon champ a été bien plus tardive que celle des champs environnants donc une pollinisation décalée. Malgré tout ça, le champ est contaminé", constate Bernard Poey. L’agriculteur bio a perdu sa labellisation pour cette récolte.

Récolte détruite

L’état du champ incite même l’organisme certificateur à souhaiter que la récolte soit entièrement détruite. Le manque à gagner est certain dans un contexte où les cours des céréales s’envolent et où les filières garanties sans OGM sont particulièrement prisées. "J’avais une proposition d’achat de ce maïs qui devait être bio à 400 euros la tonne", raconte Bernard Poey, soit près du double du prix d’un maïs conventionnel.

La fédération a fait analyser deux échantillons identiques, envoyés sous scellés et sous contrôle d’huissier à deux laboratoires agréés. "Les résultats diffèrent de 1 à 4 alors que les protocoles sont les mêmes. Ceci montre l’instabilité de la construction génétique. Dès lors, quelle validité donner aux seuils d’étiquetage juridiquement en vigueur ?" a interrogé Jon Harlouchet, président de Bio d’Aquitaine.

Les pollens de plusieurs ruchers ont également été étudiés. Eux aussi montrent des taux de contamination, certains atteignant 40%. "Or aujourd’hui, 40% de ce que l’on consomme est issu de produits pollinisés par les abeilles. On touche à un élément fondamental des écosystèmes", affirme le président de la fédération.

Les conséquences de ces contaminations ne sont pas seulement préjudiciables aux bios mais à tous les éleveurs engagés dans des filières de qualité selon BLE. "L’argument de la coexistence des cultures OGM et non OGM ne peut être reçu. Il y a un choix fondamental à faire", a estimé Jon Harlouchet.


 
Print
 
...More news
Sujet à la une
Les archives basques accessibles à domicile
Pays Basque
"La preuve que la coexistence n’est pas possible"
Culture
Les anniversaires des Basques de Bordeaux
Culture
Le GPO investit demain la "Galtxetaburu"
Sports
Ezcurra II-Waltary, revoilà le défi
Sports
Attention au "power game" anglais
Pays Basque
Le projet stratégique de Michelin supprime 400 emplois à Lasarte
  © 2006 Baigura | Contact | About us | Advertise