Huit candidats, il en faut la moitié
·Le week-end délivrera les derniers billets pour les quarts de finale. Le sprint final sera lancé ensuite
Huit équipes se disputeront entre aujourd’hui et demain les quatre derniers billets qualificatifs pour les quarts de finale de la Coupe du monde, que possèdent déjà l’Afrique du Sud, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le vainqueur du match Angleterre-Tonga (hier soir). Deux autres rencontres, pays de Galles-Fidji (poule B) et Italie-Ecosse (poule C) constitueront même de véritables "huitièmes de finale", dont le vainqueur accédera au tour suivant. La situation est plus alambiquée dans la poule D où quatre équipes peuvent théoriquement prétendre accéder aux quarts de finale.
Dans la poule B, l’Australie, qui affronte le Canada cet après-midi à Bordeaux, est assurée de terminer en tête de la poule et affrontera en quarts de finale le deuxième de la poule A à Marseille. Le pays de Galles et les Fidji se disputeront donc le deuxième billet, également aujourd’hui à Nantes. Les Gallois, qui n’ont raté qu’à deux reprises (1991, 1995) le cap des quarts de finale, partiront largement favoris: ils ont remporté leurs six confrontations face aux Fidjiens, dont l’unique participation aux quarts de finale remonte à 1987.
En ce qui concerne la poule C, la Nouvelle-Zélande, qui affronte la Roumanie à Toulouse, terminera en tête de la poule et affrontera en quarts de finale le deuxième de la poule D (France, Argentine, Irlande ou même la Géorgie) à Cardiff. Le deuxième billet se jouera entre l’Ecosse et l’Italie. L’Italie tentera d’accéder au cercle fermé des huit meilleures équipes de la planète pour la première fois de son histoire, au détriment des Ecossais, toujours présents en quarts de finale depuis 1987. Les hommes de Berbizier partiront avec un avantage psychologique : ils ont remporté la dernière confrontation entre les deux équipes (37-17) le 24 février à Murrayfield.
Un point suffit à l’Argentine
Quatre équipes peuvent théoriquement prétendre à la qualification dans la poule D : l’Argentine, la France, l’Irlande et même la Georgie. Toutefois un "petit" point de bonus suffira aux Argentins, qui affrontent l’Irlande à Paris, pour être assurés d’accéder aux quarts de finale. Un succès, si possible agrémenté d’un point de bonus, permettrait à la France, qui affronte la Géorgie, d’assurer sa qualification. Pour l’Irlande, la qualification s’annonce plus compliquée. Elle passe par un succès assorti d’un point de bonus sur l’Argentine qui, dans le même temps, ne devra pas marquer de point de bonus défensif. La Géorgie, quant à elle, peut théoriquement accéder aux quarts de finale, à une double condition : un succès sur la France agrémenté d’un point de bonus offensif et une défaite (sans bonus défensif) de l’Irlande face à l’Argentine. Peu probable.
Par ailleurs, les deux matches disputés demain permettront d'établir la hiérarchie exacte de la poule. Pour être assurés de terminer en tête, et ainsi éviter d’affronter les All Blacks en quarts de finale à Cardiff, les Argentins devront simplement décrocher un point de bonus.
« L’ Irlande est en panne d’essence »
Daniel LARRECHEA
«C’est vrai que lorsque Irlandais et Argentins fouleront la pelouse ils
connaîtront déjà le résultat du France-Géorgie. Or je ne pense pas que cela aura
une incidence particulière sur la rencontre. Tout le monde s’attend à ce que
l’équipe de France engrange 5 points contre les Géorgiens, les Irlandais sont
mentalisés pour prendre à leur tour les 5 points. Cela dit, on peut s’attendre à
ce que les Argentins réalisent ce qu’ils ont fait depuis le début de la Coupe du
Monde, depuis quelques années même : ils proposeront un gros combat, une belle
organisation et un jeu au pied redoutable. Ce sera bien sûr un grand match, mais
pas forcément un bon match. Est-ce que l’Irlande est capable de se relever ? Je
le souhaite mais je n’en suis pas très sûr. J’étais au stade de France la
semaine dernière, et franchement il ne s’est rien passé pendant 1h30. L’Irlande
n’a pas eu une seule occasion d’essai. Je pense surtout que les Irlandais sont
arrivés à cette Coupe du Monde un peu fatiguée. Il y a un peu plus d’un an, la
moitié de l’équipe, c’est-à-dire tous les joueurs du Munster s’étaient fixés
l’échéance de devenir champions d’Europe contre Biarritz. Depuis, il n’y a plus
d’essence. Ils n’arrivent plus à rebondir. Ils sont fatigués. Pronostic : c’est
très difficile, j’utilise mon joker ».
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