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Le JPB > Culture 2007-09-29
donostiako zinemaldia
Querida Bamako primé

Le cinéma basque n’est pas à la fête cette année au festival de Donostia, mais ce n’est pas une raison pour faire grise mine.Mercredi, la journée consacrée au cinéma basque a connu une affluence record et a également été marquée par une actualité prometteuse.Si aucune avant première locale n’est présente dans les différentes sections de Zinemaldia, l’horizon semble toutefois dégagé pour les réalisateurs puisque la chaîne publique basque EITB s’est mise aux normes européennes en s’engageant à consacrer 5% de ses bénéfices à la production de films.

Sous ces bons auspices, la journée du cinéma basque a été couronnée par la remise de trois prix.Le prix Berria est allé au court- métrage Loturak d’Ane Muñoz, qui n’est pas une révélation cinématographique mais qui présente l’intérêt, de l’aveu de la réalisatrice, "d’employer le basque naturellement, comme le fait Berria".Le prix Amalur promet de rejoindre sur la cheminée d’Alberto Iglesias, de nombreux trophées, en soulignant ainsi la carrière d’un compositeur de musique de film, compagnon de la première heure de Julio Medem, Montxo Armendariz ou Imanol Uribe, mais aussi de Pedro Almodovar avec lequel il s’est fait un nom aux Etats-Unis en étant cité notamment aux Oscars.Enfin, la production cinématographique basque Ibaia a consacré le film Querida Bamako, de Txarli Llorente et Omer Oke, ce dernier étant connu au Pays Basque pour avoir été le responsable de l’immigration au sein du gouvernement basque.Un film présenté dans la section Zabaltegi, qui met en scène un jeune, Moussa, au Burkina Faso. Il vit au village où il est né, avec ses parents, sa famille et sa femme Fatima, qu’il préfère appeler "Bamako", parce qu’il l’a connue là-bas, dans la capitale du Mali, avant de se marier avec elle et d’avoir un enfant, Mamadou. Le champ donne juste de quoi manger, mais cet équilibre précaire a récemment été rompu par la longue sécheresse. Poussé par sa responsabilité d’aider sa famille, et après avoir écouté les anciens du village, Moussa décide d’émigrer en Europe. Un bel écho au court métrage de Asier Altuna qui illustrait les dix ans de l’association Kimuak au cours de cette journée basque.Une histoire d’arrantzale pêchant des immigrés à la ligne, sur fond de "boga boga mariñelaŠ" qui rappelle un douloureux problème sur les côtes espagnoles.


 
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