En attente de transfert, faute d’avion
Les sept personnes encore entre les mains de la police après l’opération menée lundi en Basse-Navarre et à Bayonne ont été conduites à la prison de Seysses près de Toulouse, l’avion militaire devant transférer cinq d’entre eux à Paris hier étant tombé en panne selon les informations données par la gendarmerie aux familles. Joan Bidart, Mizel Barnetxe, Cédric Garai, Pantxo Flores et Xabier Susperregi devraient être entendus par un juge à Paris lundi. Urtzi Garcia et Gorka Betolaza ont aussi été conduits à Toulouse jeudi soir, tandis que Yves Sallaberry puis Mizel Queheillalt étaient laissés libres. Des quinze interpellés en début de semaine, plus de la moitié a donc recouvré la liberté sans qu’aucune charge ne soit retenue contre eux. "L’ensemble de cette affaire ressemble décidément chaque jour un peu plus à une sinistre farce", a commenté Askatasuna. L’association de soutien aux prisonniers a jugé "vraiment étrange que les pannes n’arrivent jamais quand il s’agit pour les policiers de descendre au Pays Basque", étrange aussi "qu’un pays si puissant semble n’avoir qu’un seul avion. Askatasuna a enfin dénoncé l’attitude de la police qui dans un premier temps a indiqué aux familles que les interpellés se trouvaient à Pau puis, une fois quelques parents arrivés sur place, leur ont fait savoir qu’ils n’y étaient plus. Une manifestation est organisée cet après-midi par l’association "pour exprimer son éc¦urement devant de telles violations de droits".
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