Un air venu d’ailleurs
Ne pas se laisser emporter par le titre. Un flic prend la déposition d’un type pris à filmer dans les toilettes des femmes. Et qui raconte qu’il traque ainsi les conversations de conspiratrices décidées à débarrasser le pays de la gent masculine. La déposition disparaît mystérieusement, tout est à recommencer. Cette fois-ci, le type avoue être un maniaque et nie tout en bloc. Et voici notre flic parti sur le chemin de la guerre qui va explorer la planète Femme, en commençant par la sienne. Scénario futé, dommage que le rythme s’enlise un peu vers la fin, on était bien disposé à y prendre du plaisir.
Un titre qui engagerait à prendre le chemin de la plage, mais il pleut. On se laisse prendre à l’histoire de cette femme qui revient enterrer sa fille dans ce village d’Afrique du sud envahi par le sable blanc. Superbes images. Plus d’eau, plus de route, plus d’hommes, ils sont à la mine de diamants. L’orgueilleuse enseigne sur le toit du Paradise Hôtel émerge encore de la dune. Dix ans de silence entre les deux femmes. Mélanie découvre la vie de sa fille, et qu’elle est maintenant grand-mère. Secrets, blessures. Son petit-fils, métis, joue à la guerre dans ce paysage lunaire. Seuls animaux, les autruches. Retour aux sources, réflexion sur le futur, entre Mélanie qui veut emmener l’enfant à la ville et lui qui rêve de protéger ces grands volatiles dont il a peur, la rencontre se fera. L’enfant et les autruches sont d’excellents acteurs.
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