 |
|
 |
 |
 |
"Blocus" du lycée Cassin contre les samedis matin
 |
Le mouvement anti-CPE de l’an dernier a laissé des souvenirs. Au moins dans les façons de faire puisqu’à nouveau plusieurs centaines de lycéens ont bloqué l’accès du lycée Cassin toute la journée d’hier. Foule lycéenne compacte, palettes de bois, banderoles, et pages de cahiers arrachées collées sur les grilles signalaient clairement une opposition des élèves à la tenue de cours le samedi matin.
Un problème d’emploi du temps qui éclate deux semaines après la rentrée. "Même en travaillant le samedi matin, on termine à 17h ou à 18h" peste une lycéenne. "Le samedi il n’y a pas des bus pour toutes les communes, il n’y a pas de self, et même l’administration n’est présente qu’avec une permanence de garde" décrit Fanny, en terminale ES. Mais là où le bât blesse c’est lorsque la classe s’est mise d’accord avec l’enseignant pour déplacer les deux heures de cours du samedi sur un autre jour: "l’administration refuse au nom d’une prétendue équité".
Au son de Lapitxuri
Les diverses propositions des élèves, ainsi que celles des parents lors d’une réunion cette semaine, ont essuyé un non tout rond. Y compris lorsqu’il s’agit de simples propositions de rencontre se plaignent les lycéens. "Le proviseur ne veut pas de rendez-vous! et samedi dernier quand des parents sont venus, ils ont appelé la police!" s’indigne Julia en classe de terminale ES également. Le sentiment d’être pris pour des imbéciles ressort également souvent dans leurs arguments. Et puis il y a les élèves de seconde, "qui n’ont pas d’examen à la fin de l’année, qui n’ont pas cours le samedi!". Jalousie des grands? Non répondent-ils puisque "on se bat aussi pour eux, car l’an prochain ils seront comme nous".
Le "blocus" s’est donc poursuivi tout au long de la journée de façon joyeuse et festive. Et les cours peu ou pas suivis. Avec les lycéens du Conservatoire qui ont sorti leurs instruments (violon, flûte traversière,...) et envoyé le Vino griego ou l’indémodable Lapitxuri. Un père venu sur place appuyait totalement son enfant et ses collègues: "je pense aux parents landais, ou à ceux qui sont divorcés!".
A défaut de proviseur, une délégation a été reçue par ses adjoints. "Ils nous ont dit que c’était à nous d’arrêter les activités extrascolaires le samedi matin" relate Fanny. Mais aussi peut-être une porte ouverte pour certains aménagements. Rendez-vous lundi.
|
| |
|
|  |
|
 |
 |
 |
|