L’intox
A ceux qui suivent à la télé, TF1, la série française inédite "Section de recherche" que je regarde parfois, je voudrais leur demander s’ils ont regardé la séance du jeudi 6 septembre ; moi oui, et à un moment donné, j’ai bondi de mon siège : "c’est pas vrai !!", c’était tellement inattendu, en fait, ce n’est pas étonnant, étant donné le contexte actuel. Il s’agit de l’épisode 1 Apparences. Sur le bateau de plaisance de Christophe Ariac, un personnage surgit tout à coup et s’enfuit pour sauter dans l’eau. Un malfaiteur sans doute. Il est suivi par le policier Xavier Deluc. Alors que le truand va disparaître, le policier lui tire un coup de pistolet. Le fugitif a dû mourir. Puis c’est le corps de Christophe Ariac qui est repêché dans le port. En haut lieu, on reproche au policier d’avoir tiré sur quelqu’un qui s’enfuyait. Il est en tort. On l’amène menottes aux poings, bien qu’il se défende: il était armé. On va voir, lui dit-on. Les policiers discutent : "ce sont des Basques". Eh, quoi?? Et ils continuent : "ce sont des terroristes basques", tout en montrant les photos de trois visages, laids et menaçants, bien sûr, en énumérant des noms basques : Etchegaray ou Iturria... Et le commissaire, va-t-il être puni ? Non, deux hommes en bateau vont trouver au fond de l’eau... le pistolet du fugitif. Xavier Deluc était en légitime défense. Quelle niaiserie imbécile !
En France comme en Espagne, nos gouvernements dénigrent les Basques. Nous faisons partie des peuples "terroristes" d’Europe, peut-être du monde. En fait ce mot n’est pas péjoratif : ce sont les tyrans, tels que Hitler ou Franco qui l’ont utilisé en parlant des combattants pour la Liberté.
Utz Bakean Euskal Herria ! Le mouvement Milakabilaka réunit des milliers de gens qui se réunissent pour réclamer la Paix : Elkarrizketa, errespetua, bakea, lortuko dugu !!!
L’utilisation de la violence rend service aux nostalgiques du franquisme. Le Partido Popular a dû applaudir après l’attentat perpétré à l’aéroport de Barajas : fini les négociations, Batasuna reste bien sûr un parti interdit. Le rapprochement des prisonniers basques, mon ¦il ! Arnaldo Otegi, le conciliateur est immédiatement emprisonné à nouveau. C’est la chasse aux sorcières en Euskadi, côté espagnol et aussi français. Lorsque Sarkozy est venu à St-Jean-de-Luz, il a bien sûr affirmé son combat contre le terrorisme. Lorsque l’on a arrêté les quatre Basques à Cahors, le procureur a parlé de peine de prison à perpétuité. Et dire qu’il y a tant de criminels, de chefs d’Etat, comme Bush ou Poutine, responsables de guerres atroces!! Il y a un proverbe en espagnol qui dit : "no lo son los que estàn y no estàn los que son" (ceux qui sont en prison ne sont pas méchants et ceux qui le sont n’y sont pas).
En conclusion, eh bien, l’union fait la force : debout les damnés de la terre !
Danièle ALBIZU / Urrugne
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