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A Hendaye, une saison culturelle prometteuse pour les Variétés
·Désormais en gestion municipale, l’unique cinéma hendayais connaît un renouveau après des difficultés
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Le cinéma les Variétés va mieux. Après des temps difficiles, la salle hendayaise reprend du poil de la bête, à la faveur d’un soutien de la mairie et d’un nouveau souffle dans le septième art.Forte de ces nouvelles perspectives, la municipalité y présentait mardi le programme culturel de la saison qui promet effectivement de faire des variétés un leitmotiv en prônant d’abord l’éclectisme dans la salle (lire aussi ci-contre).
En gestion municipale directe depuis le mois de janvier, la salle hendayaise peut désormais compter avec deux nouveaux salariés, dont la première initiative donnera le ton, à partir du 5 septembre, avec un festival de courts-métrages de trois jours.Une première édition qui se clôturera le 7 septembre par une "Nuit blanche", spectacle à la fois musical et cinématographique, qui reprend la bonne vieille tradition du muet et des orchestres.Normal tout de même d’entamer la saison culturelle par le septième art, sans rien perdre de la vocation de la salle. Car c’est aussi le cinéma qui remplit à nouveau les salles des Variétés, avec son complice de toujours en guise de rabatteur, le mauvais temps estival. A Hendaye, juillet et août ont permis de doubler la fréquentation du public par rapport à la saison passée.Un phénomène général, dont profite plutôt bien le cinéma hendayais, puisque les cinémas de l’hexagone atteignent en moyenne un taux de remplissage supérieur de près de 60%.Outre le mauvais temps, une nouvelle stratégie des distributeurs contribue à remplir les salles en proposant de nouveaux films en plein été.
Ainsi, le film Ratatouille, qui raconte les tribulations d’un jeune rat se rêvant grand chef cuisinier, cumule 5,5 millions de spectateurs depuis sa sortie dans les salles, le 1er août et reste leader du box-office du cinéma hendayais.Confrontés ces cinq dernières années à une fréquentation en dents de scie et régulièrement à la baisse, Michel et Josette Cellier, qui portaient le projet associatif des Variétés, y voient une bouffée d’oxygène. Le développement de la vidéo, le "piratage", la hausse du prix des places, sont autant de raisons qui, pour Michel Cellier, expliquent le déficit chronique que connaissait l’association gérante du cinéma avant sa reprise en gestion municipale.Pour autant, la situation du cinéma est difficile.Coincée entre les cinémas d’Irun (7 salles) et le Rex de Saint-Jean-de-Luz (avec 4 salles supplémentaires en construction), l’unique salle des Variétés est parfois boudée par un public impatient.Les films américains proposent d’abord des copies en castillan, en visant également le marché sud américain, pour le plus grand bonheur des hispanophones d’Hendaye qui fréquentent les salles obscures d’Irun.Des copies qui ne sont à l’affiche à Hendaye que plusieurs semaines plus tard, lorsque les copies, distribuées par la famille Garat qui gère également le cinéma de Saint-Jean-de-Luz, sont enfin disponibles pour le petit cinéma bayonnais.Une situation qui devenait difficile pour l’association en charge du cinéma.Jusqu’à ce que la mairie choisisse d’en prolonger l’existence, comme un "choix politique" assure Marie Carmen Nazabal, adjointe à la culture d’Hendaye.
Un calendrier domestique pour illustrer la saison
L’idée est sympa. La saison culturelle hendayaise ne passera pas inaperçue dans les chaumières puisque la ville d’Hendaye a édité un calendrier domestique pour, à chaque mois, y faire figurer les spectacles proposés. Aucune excuse donc pour oublier le programme qui débutera avec la première édition d’un festival de courts-métrages de trois jours, consacrés à l’humour, noir notamment et à Jacques Tati en particulier. Il sera également question, au fil de cette programmation 2007-2008, de faire le lien avec la Coupe du monde de Rugby et le monde des vestiaires. Le 13 décembre, la compagnie Amphithéâtre proposera durant 90 minutes, le temps d’un match, de se plonger avec une vingtaine de comédiens, dans les coulisses d’un match, ou plutôt dans les vestiaires qui donnent leur nom à la pièce. Une façon de pénétrer ce monde avec humour et poésie. Un autre point fort de cette saison sera la venue du chanteur Paco Ibañez, le 20 septembre, dans l’ombre immense de Lorca et Neruda. Dans le registre des Variétés, on retrouvera également le chanteur Olivier Daguerre, de la danse avec le BBJ, ou encore une formule originale de spectacle autour des paroles des chansons de Renaud. Réalisée en collaboration avec la troupe des Chimères, la programmation fera la part belle au théâtre, avec, notamment, la venue une nouvelle fois, de Rémi Boiron, qui présentera sa dernière création, justement une réflexion sur le théâtre avec le Venin du théâtre, puis un regard sur celui qu’on appela "le roi fou", Louis II de Bavière. Et bien sûr comme chaque année du cirque avec le Cirque de la Licorne et son spectacle forain. A cette saison viendront s’ajouter d’autres manifestations comme la deuxième édition du défi artistique qui réunira des jeunes de différents départements d’Aquitaine, appelés à créer autour du thème "Mai 68" pour les quarante ans des "événements". Plusieurs rendez-vous porteront sur le thème du bois (exposition d’ustensiles anciens, projection d’un documentaire sur les meubles basques, visite d’une ferme à Sare...). Les regards artistiques d’avril porteront sur le thème de l’eau.
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