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ETA se replace au centre de l´actualité
·"Le seul destin de l’ETA est la fin de la violence" a déclaré J. L. Zapatero au lendemain de l’attentat de l’ETA à Durango
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Le "seul destin de l’ETA est la fin de la violence", a déclaré samedi le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, qui a à nouveau appelé à l’unité des partis politiques, au lendemain de l’attentat perpétré par le groupe basque armé au Pays Basque. L’organisation clandestine basque doit "être consciente que son seul destin est la fin de la violence", a affirmé M. Zapatero lors d’un meeting à Fonsagrada (Galice), où il s’exprimait publiquement pour la première fois depuis l’attentat de vendredi.
Le chef du gouvernement socialiste a à nouveau appelé à "l’unité des forces politiques" qui, conjointement à l’action des forces de sécurité, est selon lui "le seul mur" efficace face à la violence de l’ETA.
L’ETA a perpétré vendredi matin son premier attentat depuis la rupture officielle de son cessez-le-feu, le 5 juin dernier, faisant exploser une fourgonnette devant la caserne de la garde civile de Durango (Biscaye) et blessant légèrement deux gardes civils. Les spéculations allaient bon train tout au long du week-end afin de savoir si l’ETA disposait d’une structure où non (une "petite" selon le ministre de l’Intérieur Rubalcaba, aucune selon la police portugaise) au Portugal où se sont rendus hier des spécialistes de la Garde Civile espagnole. Un des deux véhicules utilisés pour l’attentat de Durango provenait du pays lusophone voisin.
Explosion à Castellon dimanche
En outre, craignant d’être repérés, des membres de l’ETA ont fait exploser dimanche une fourgonnette dans la province de Castellon (est de l’Espagne), sans faire de blessé, a indiqué lundi le ministère espagnol de l’Intérieur. Ils ont fait exploser ce véhicule dimanche à 19h dans une zone isolée, sans doute par crainte d’être filés par la garde civile, après avoir été contrôlés par des agents samedi, selon un communiqué de ce ministère. La fourgonnette avait été dérobée vendredi dans les Landes, où un couple et leur enfant de 4 ans d’Orio (Gipuzkoa) ont été séquestrés par cinq membres du groupe armé, pour éviter qu’ils ne dénoncent ce vol, a précisé le communiqué faisant écho au modus operandi de l’attentat de l’aéroport de Barajas le 30 décembre. Ils ont été libérés lundi par leurs ravisseurs.
Interdiction d’ANV ?
Le leader du Parti populaire (opposition conservatrice), Mariano Rajoy, a pour sa part réclamé vendredi "la mise hors la loi du parti indépendantiste ANV" (Action nationaliste basque), formation politique sur le déclin relancée pour les élections municipales et régionales de mai dernier en Espagne. ANV, parti majoritaire dans plusieurs municipalités du Pays Basque sud, n’a pas condamné l’attentat de vendredi. La loi espagnole des partis exige la mise hors la loi de tous les partis ne condamnant pas la violence de l’ETA, comme c’est le cas de Batasuna, interdit depuis 2003 en Espagne. Si ANV "franchit les limites de la légalité, la loi sera appliquée", a averti vendredi le ministre espagnol de la Justice, Mariano Fernandez Bermejo.
L’appartement fouillé par les enquêteurs antiterroristes depuis samedi à Commelle-Vernay, près de Roanne (Loire), était un laboratoire d’explosifs de l’ETA, ont indiqué les enquêteurs, toujours sur place dimanche en fin d’après-midi, qui ont trouvé des documents établissant que la planque avait été utilisée par l’ETA, qui y fabriquait des engins explosifs. Les recherches ont continué hier. Le propriétaire de l’appartement, époux d’une pharmacienne à la retraite, a expliqué avoir loué l’appartement en janvier par le biais d’une petite annonce à "un homme d’une quarantaine d’années, qui s’est présenté comme un reporter photographe espagnol de
retour de Bagdad". Les loyers ont été régulièrement payés jusqu’au mois d’août, où les locataires n’ont plus donné signe de vie.
En outre un sac à dos contenant des explosifs a été découvert samedi par un promeneur, à l’écart du village de Souraïde a-t-on appris samedi auprès des enquêteurs. Le sac à dos était partiellement enterré dans la montagne, sur les hauteurs du village. Le promeneur a donné l’alerte en découvrant son contenu. La gendarmerie a évoqué un possible lien avec l’ETA.
Maison dans la Loire, explosifs à Souraïde
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