Miguel Sanz, seul candidat à sa succession
·Le PSN confirme devant la présidente du Parlement le sens de son vote lors de l’acte d’investiture : l’abstention
La saga navarraise se poursuit avec la désignation par la présidente du Parlement, la socialiste Elena Torres, du seul candidat à la succession de Miguel Sanz : le président sortant lui-même. Le leader de l’UPN, branche locale du Parti Populaire, a communiqué hier à Elena Torres qu’il compte sur les votes favorables de ses 22 parlementaires ainsi que sur les deux du CDN, issu d’une scission avec son parti et dirigé par l’ancien président navarrais Juan Cruz Alli.En face, il n’y a pas de candidat alternatif.Le Parti Socialiste Navarrais a confirmé à Elena Torres que ses parlementaires voteraient contre Miguel Sanz au premier tour, mais qu’ils s’abstiendraient au deuxième afin de permettre son investiture comme exigé par le PSOE. Quant aux abertzale de Nafarroa Bai et aux écolo-communistes d’IUN, ils ont communiqué à la présidente de l’hémicycle qu’ils voteraient contre. Les jeux sont faits. Ce vendredi aura lieu le débat d’investiture, mais en raison du règlement de la chambre, selon lequel tout candidat nécessite la majorité absolue pour être élu au premier tour, Miguel Sanz ne sera investi président de la Navarre que le lendemain, lors d’une deuxième session parlementaire au cours de laquelle la majorité simple est suffisante. Deux mois et demi après les élections, la Navarre aura son président. Mais ce ne sera que la fin d’un chapitre. La saga continuera. Sûr.
Fernando Puras prévient d’une éventuelle scission
Le candidat démissionnaire du PSN, Fernando Puras, a
prévenu la direction fédérale de son parti à Madrid d’une éventuelle scission.
Selon lui, le problème de la soumission du PSN au PSOE, il faudra "le résoudre
le plus tôt possible si l’on veut éviter la naissance d’une formation
alternative dans l’orbite idéologique socialiste". Le maire socialiste de
Sartaguda, expulsé du PSN justement pour ne pas avoir suivi les consignes du
PSOE, a déjà appelé à la création d’un nouveau parti [lire notre édition
d’hier].
Pourtant, malgré tous ces signes, le secrétaire général
du PSN, Carlos Chivite, estime que le risque de scission est de "zéro".
Interviewé par la radio publique espagnole, Carlos Chivite a déclaré que les
militants du PSN n’ont que deux choix : ou accepter le veto du PSOE ou
"s’auto-exclure". "Au lieu de laisser le PSN en mauvaise posture, il vaut mieux
opter pour une sortie digne", a-t-il expliqué. Face à la pétition d’une grande
partie des militants convoqués à un congrès extraordinaire, le secrétaire
général a affirmé que cette demande "n’a pas de sens" et qu’il ne pense
"absolument pas" à la démission.
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