"Il y a eu bien plus de viols qu’on le dit"
Une nouvelle fois, un rassemblement a été organisé pour dénoncer les violences sexistes commises durant les fêtes de Bayonne. Comme chaque année depuis trois ans. A l’appel du Collectif contre les violences sexistes, une trentaine de personnes s’est rassemblée hier soir devant la mairie de Bayonne derrière une banderole "Le viol est un crime Bortxaketa krimena da". Au lendemain de l’annonce par le Procureur de la République du dépôt de deux plaintes pour viol et de trois pour agressions sexuelles. Si Anuntxi Arana et Amaia Fontang ont souligné l’effort de la municipalité qui, "longtemps après l’avoir nié a pris en compte ce problème pour la première fois", avec en particulier une campagne d’affiches spécifique et en organisant des points rencontre, néanmoins, ce "premier pas, qui va dans le bon sens" en appelle d’autres selon les porte-parole du Collectif. Car "toutes les caméras et polices ne pourront jamais empêcher" la reproduction de tels crimes a appuyé Amaia Fontang, en rappelant qu’un des deux viols s’est produit "à 50 mètres d’ici", et en saluant "la réaction citoyenne des 5 festayres qui ont mis en fuite les violeurs".Elles ont vivement réagi aux propos du procureur qui a déclaré que les plaintes des victimes de viols, quand ils se produisaient, étaient immédiates. Elles ont rappelé le "traumatisme" provoqué par un viol et les difficultés qui pouvaient exister pour une victime de porter plainte. "Il est évident qu’il y a eu bien plus que deux viols" ont martelé les porte-parole qui ont réclamé que les chiffres soient rendus publics, en particulier ceux dont dispose l’Hôpital de Bayonne.
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