L’arrangement de la scène et du matériel de son s’est achevé hier. Aujourd’hui place à l’installation des lumières. Les premières notes résonneront derrière le temple d’Aguiléra demain matin avec les balances. Les organisateurs du seul festival de musiques amplifiées de la Côte basque tiennent leur timing. La nouvelle formule des Extravagances de Biarritz, ramassée sur une seule date, ouvrira ses portes au public demain à partir de 17h. Un festival à visage humain. "Ce n’est pas la grosse machine un peu froide" confirme l’organisateur Fred Dumont de CSM Productions.
A l’instar de ce que son homologue des Océaniques a réussi à Tarnos le week-end dernier, la jauge visée est de 3 à 4000 personnes pour la journée. L’organisateur souligne en particulier "un prix d’entrée pas très cher". Il est de 25¤.
Raï, pop, rock, chanson, reggae...
Une idée de festival qui a germé en 2004, quand CSM production a organisé le concert de M à Biarritz. Deux éditions plus tard, et face au "problème principal" de l’absence de camping pour héberger/attirer des festivaliers, le maintien de la formule sur deux jours devenait "difficile".
Un festival qui maintient néanmoins une ligne éclectique. "Nous voulons favoriser les mélanges" détaille F.Dumont, également programmateur, en citant le pop-rock anglais de The Servant, l’électro de Wax Taylor, le reggae de Sunshiners, le raï de l’Orchestre National de Barbès, la chanson française teintée de rap de Ridan ou le folk soul de David Cairol.
A défaut de grosses pointures, à la différence des éditions précédentes, Les Extravagances parient sur l’originalité et la rareté. Autant de facteurs incitant à la curiosité. Sûr que le spectateur attiré par un groupe et un genre particulier profitera du concert pour découvrir un, voire plusieurs autres groupes.
Le spectateur se verra offrir en outre des animations qui font la caractéristique de tout festival qui se respecte. Ainsi, l’association Lissanga assurera les deux premiers changements de plateau en proposant des danses et musiques africaines, sur scène, mais aussi en déambulant dans l’enceinte au rythme des percussions. L’association Raizes de Rua assurera le relais des changements de scène avec des démonstrations de danse capoeira sur des musiques brésiliennes.
Du côté des stands, le spectaculaire et pédagogique bus londonien au diapason de la programmation britannique du soir de l’Ethiket’bus invitera à découvrir boissons, aliments et vêtements issus du commerce équitable. Les organisateurs accordent également de la place aux associations Aides, Arit et Médecin du monde. Comme dans tout bon festival.