 |
|
 |
 |
 |
La pêche continue après l´incendie qui a ravagé la Criée de Ciboure
·Dans la nuit de dimanche à lundi, un incendie dont l’origine est toujours inconnue a ravagé la Criée de Ciboure
 |
Un important incendie a ravagé une partie de la Criée unique de Saint-Jean-de-Luz/Ciboure dans la nuit de dimanche à lundi. Le sinistre, qui n’a pas fait de victime, a détruit toute la partie du bâtiment abritant les affaires maritimes, le comité de pêche ainsi que le groupement de gestion Gure Lana.
De nombreuses archives, dont certaines dataient de 1948, et tout le matériel présent ont disparu dans les flammes. Le feu s’est aussi propagé dans une partie de la Criée abritant un grand stock de poissons. Ce stock estimé à 25 tonnes de thon rouge a lui aussi été totalement détruit. Les pertes financières relatives à cette destruction s’élèvent à elles seules à 230000 euros. Les premières mesures d’urgence ont été annoncées hier après-midi par les différentes autorités administratives gestionnaires du port de pêche.
Un homme interpellé
Le feu s’est déclaré vers 1h30 dans la nuit de dimanche à lundi. Selon les premières indications de l’enquête en cours, il semblerait que l’incendie se serait propagé à la suite d’un embrasement de cagettes de bois situées sous le porche extérieur du bâtiment, lieu ouvert au public. Des témoins présents dans la nuit auraient aperçu un homme sortant du lieu peu après le départ de l’incendie. Cet homme en fort état d’ébriété était interpellé par une brigade de police peu de temps après avoir été signalé. Mis en garde à vue pour une durée de 24h, l’homme était hier soir toujours interrogé dans les locaux du commissariat de Saint-Jean-de-Luz, mais n’avait rien avoué. Sa garde à vue devait être prolongée de 24h comme la loi l’autorise.
Les pompiers qui ont lutté toute la nuit contre ce feu, n’ont réussi à le maîtriser que vers 7h du matin. Ils étaient toujours sur place en début d’après-midi par mesure de sécurité et pour éviter un nouveau départ de feu. La trentaine de riverains qui avaient été évacués ont pu alors rapidement regagner leurs domiciles. Par ailleurs, par peur d’une éventuelle pollution des eaux de la plage située près du port, la baignade a été interdite. Après avoir vérifié qu’il n’y avait aucun risque, l’interdiction a été levée à 13h.
Hier dans l’après-midi, les représentants des municipalités de Saint-Jean-de-Luz/Ciboure, de la CCI de Bayonne, M. le Sous-Préfet du département, ainsi que le président du Conseil Général, se sont déplacés sur le lieu du sinistre pour constater les dégâts et annoncer les premières mesures qui seront mises en place. Les pêcheurs qui avaient déchargé les thons dans la nuit étaient soulagés à l’écoute de cette annonce, apprenant qu’ils allaient être indemnisés par les collectivités avec "une avance sur trésorerie".
De nouveaux bâtiments ?
Jean-Jacques Lasserre, Président du Conseil Général, déclarait aussi que "seraient rapidement mis à disposition des bâtiments appartenant à l’Etat mais aussi des algécos pour héberger les entreprises touchées par l’incendie". L’ancien bâtiment des douanes aujourd’hui vide devrait donc servir au relogement. Jean-Jacques Lasserre a ajouté que cet événement "allait faire accélérer les démarches concernant l’installation de locaux administratifs sur le site portuaire". Et ce, malgré le fait que l’emplacement soit restreint et très convoité vu sa position. "Nous souhaitons que toutes les activités du port restent au port", a conclu le Président du Conseil Général.
Selon les autorités portuaires, la Criée unique devrait retrouver rapidement son fonctionnement et les frigos destinés à stocker les poissons ont pu être rebranchés dans la matinée de lundi. Après avoir repris la mer dès hier soir, les pêcheurs pouvaient aujourd’hui débarquer le poisson et le vendre comme à l’accoutumée. Seuls des dysfonctionnements administratifs devraient finalement toucher l’activité du seul port de pêche du Pays Basque. Les entreprises qui ont perdu leur matériel, entament aujourd’hui un marathon devant les assureurs pour se faire rembourser.
Incendie au Mata Hari, naufrage au large de Biarritz
Comme une mauvaise loi des séries. La veille du sinistre d’une partie de la Criée, c’est la terrasse de la discothèque luzienne le Mata Hari qui a été victime d’un incendie le dimanche matin. Les pompiers sont rapidement intervenus sur les bords de la RN10 pour circonscrire un feu dont l’origine reste pour l’instant indéterminée. La boîte de nuit s’en trouve provisoirement fermée.
Dimanche toujours, ce sont les fortes chaleurs et les forts vents qui leur ont succédé qui ont été à l’origine de nombre de désagréments et d’une importante activité des pompiers. Le violent coup de brouillarta a ainsi causé le naufrage d’un navire de tourisme au large de Biarritz. Ce 5 m a été brisé en deux par une lame avant de sombrer. Après des recherches menées par le Pierre Loti de la Société de sauvetage en mer, une patrouille maritime des pompiers, un navire de pêcheurs et un hélicoptère, les quatre occupants ont été repérés et hélitreuillés sains et saufs dimanche soir en dépit d’une visibilité considérablement réduite et des rafales de vent atteignant par endroits 100 km/h.
|
| |
|
|  |
|
 |
 |
 |
|