De la beauté de l’immobilité
Patrice Zamora, enfant et photographe du pays, prend la suite de Manuel de Lara sur les cimaises de la salle d’exposition de la mairie de Saint-Jean-Pied-de-Port. Il propose une balade dans les rues du Madrid, d’un Madrid d’il y a quelques années.Une balade en noir et blanc très intimiste. Pour Patrice Zamora, l’Histoire de la photographie a débuté il y a un quart de siècle. Après trois ans d’école, pour apprivoiser l’¦il et apprendre les rudiments de la technique, il se confronte au milieu professionnel. Assistant à Paris dans des studios, il apprend la photo de mode et de publicité, se frotte aux autres photographes, rencontre les meilleurs. Il revient au Pays pour mettre à profit tous ces enseignements. Depuis 15 ans il travaille au petit Bayonne où il a ouvert une boutique. Reportages, illustrations, publicité, photos traditionnelles, portraits, mariages, impression numérique, il touche à tout avec talent. Il a également voyagé et au cours de ses promenades il est passé par Madrid. Ces photos de la capitale ibérique, en été, n’ont pas l’ambition de montrer quelque chose. C’est plutôt de l’anti-reportage. Contrairement aux photos d’action prises au millième de seconde ou en rafale pour saisir l’instant d’une scène particulière, il a plutôt eu le goût de mettre en lumière la beauté de l’immobilité, de passer du temps à ne rien attendre. Ce qui est dans le viseur au moment de la prise de vue fait partie d’un tout. La seule prise de vue a donné à ces scènes anodines un caractère d’exception, et à lui, une place privilégiée au c¦ur de ces non-événements.
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