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Le JPB > Sports > Rugby 2007-06-30
Daniel LARRECHEA / Joueur de l’Aviron Bayonnais Rugby Pro
Malgré la concurrence, il faut que je prouve que je peux jouer dans cette équipe

Attendu comme le messie du côté de Jean Dauger, l’enfant du pays Daniel Larrechea n’a pas tardé à mettre les points sur les i. De retour de Sale où il a parfait son rugby aux côtés de ce que l’on fait de mieux dans le monde, l’arrière de Souraïde s’est rapidement fondu dans le groupe, répétant à plusieurs reprises qu’il faudrait d’abord gagner sa place pour pouvoir jouer à l’Aviron. Bayonnais pur-sang, le Basque a tout de même avoué son désir de vivre l’ambiance de Jean Dauger... au plus vite.

Vous avez passé deux ans loin du Pays Basque laissant derrière vous une bande de copains, quel Aviron avez-vous retrouvé aujourd’hui ?

Paradoxalement, même si c’est avec des personnes différentes, j’ai retrouvé un très bon état d’esprit. J’ai eu la chance de jouer avec cette équipe à Saint-Jean-de-Luz contre Biarritz, même si c’était pour des événements graves, et j’ai retrouvé un très bon état d’esprit. Les jeunes ont du gaz et les anciens, tout simplement, ils en profitent. Il y a un amalgame qui s’est fait. C’est sympathique.

Lors de l’étape précédente, vous aviez à vos côtés des partenaires de longue date, la différence se situe peut-être à ce niveau ?

Je ne suis pas là pour comparer. Ça ne sera jamais pareil à ce que j’ai pu vivre auparavant. Il y avait des joueurs contre qui et avec qui j’avais joué depuis que j’étais gamin. Les Laborde ou Fagoaga, par exemple, ce sont des moments que je ne retrouverais plus aujourd’hui, mais ça fait partie du jeu. Je suis parti pour voir autre chose et je reviens en étant conscient que je vais vivre quelque chose de différent.

Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à quitter Sale pour Bayonne ?

Salagoity m’a donné envie de revenir à Bayonne. Il a su trouver les arguments d’un point de vue financier et surtout sportif, puisqu’il a promis une équipe compétitive. Il est en train de travailler dans ce sens. Le projet de Bayonne pour les années à venir m’a séduit. Il y a ensuite le côté c¦ur. J’ai passé huit ans ici. Il y a la famille... d’autant que je suis nouvellement papa, ça donne envie de revenir à la maison.

Le président a présenté l’équipe de la saison 2007/2008, elle a l’air compétitive sur le papier...

Je pense qu’on aura une belle équipe. Cela dit, on ne peut pas se contenter de ce qu’on a sur le papier. Il faudra confirmer sur le terrain. Même si on a de grandes espérances, nous devons d’abord travailler dans les mois à venir. J’espère tout simplement que ça va tenir la route. Potentiellement il y a de quoi faire. À moi également de montrer un bon visage, de prouver que je peux jouer dans cette équipe, même s’il y a du monde.

Vous appréhendez le premier match dans un Jean Dauger plein où les supporteurs risquent de vous regarder à la loupe ?

Me regarder à la loupe, je n’en sais rien. Je ne me prends pas pour ce que je ne suis pas. Je suis parti il y a deux ans, mais je reviens avec le même état d’esprit. Toujours aussi râleur avec l’envie de gagner, en espérant être un peu meilleur que ce que j’ai pu être. Mais à part ça, j’ai bien sûr envie de jouer à Jean Dauger. J’ai passé deux ans à voir tout ça à la télé : beaucoup de monde et une très grande ambiance. J'ai désormais envie de connaître ça. Cela dit, il va d’abord falloir gagner sa place.

L’Aviron a complètement raté son début de saison l’an passé. Que faut-il faire pour ne pas retomber sur le même piège ?

On a déjà un gros avantage par rapport à l’an dernier : on n’ira pas jouer à Aguilera. Ça n’a rien de péjoratif par rapport au stade ou quoi que ce soit, c’est tout simplement que Bayonne ne s’est pas reconnu là-bas. Il n’a pas mis tous les ingrédients qu’il aurait mis à domicile, devant 15 000 personnes à Jean Dauger. Il y a un côté affectif qui a pesé dans la balance. Psychologiquement, ça a été très difficile. Aujourd’hui, l’intersaison sera longue, on jouera à domicile... on aura moins d’excuses si on se plante.

On a parlé du binôme Dourthe-Larrechea à Bayonne, deux caractères forts sur le terrain, et d’une certaine incompatibilité...

Il n’y a pas incompatibilité. On va s’entendre parce que tout simplement on a les mêmes objectifs et les mêmes envies : gagner, gagner et encore gagner. Je n’ai pas d’a priori sur ça, j’ai envie de jouer avec lui. Je lui avais d’ailleurs dit lorsque sa décision n’avait pas encore été prise. J’espérais qu’un joueur comme lui resterait à Bayonne parce qu’il a beaucoup apporté et parce qu’on a besoin de ses qualités de meneur et de buteur. Je suis sûr qu’il y a de la place pour les deux, en espérant que l’on jouera le plus possible ensemble.


 
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