Auchoberry, la constante
·Pour la troisième fois consécutive, le Makear a remporté Hirukasko. La victoire de Xemartin Auchoberry est d’autant plus méritoire que les trois titres ont été remportés avec un partenaire différent
Xemartin Auchoberry. À l’image d’autres grands protagonistes tels que Xiril Alvarez ou autre Eric Ciaurriz, le nom du Makear sera désormais inscrit en lettres capitales dans l’Histoire d’Hirukasko. Et pour cause, le vainqueur en titre de la course-randonnée version Ibaialde-Goxoki, s’est offert samedi une troisième xapela consécutive. Facile à dire. Cela dit, les victoires du randonneur de Macaye sont d’autant plus méritoires qu’Auchoberry a réussi le "triplé de la trilogie" avec trois partenaires différents. Pour l’édition 2007, Auchoberry était accompagné de Jean Latxague, de Beyrie-sur-Joyeuse, dont le titre est tout aussi mérité puisque le tandem a franchi les trois cols dans un temps record de 4h25. Un temps record ? "Difficile à dire" rétorque pour sa part Jean-Marc Landaretche, un des organisateurs côté Ibaialde. Et c’est vrai que les conditions n’étaient pas tout à fait conformes à celles de l’an dernier. "Nous avons changé d’arrivée cette année pour terminer à Atharri. Et dans cette configuration, le parcours est un peu rallongé" concède Landaretche. Pas de quoi effrayer les plus vaillants, d’accord, mais assez pour ne pas s’aventurer à comparer les deux temps de course. D’autant que les écarts sont minimes : à peine quelques maigres minutes. Peu importe. Vous l’aurez compris, à Hirukasko ce ne sont pas les records qui motivent organisateurs et participants, mais bel et bien le "défi-festif" en soi.Cela dit, pas question de minimiser la performance sportive. Iparla-Irubelakasko-Artzamendi en moins de 4h30, c’est uniquement réservé aux meilleurs. On les compte d’ailleurs sur les doigts d’une main. Même Bros (Ustaritz) et Saint-Jean (Mauléon), pourtant seconds, sont arrivés 9 minutes plus tard, soit au bout de 4h34. On ne leur en voudra pas, pas plus qu’à Ciaurriz-Legrand, troisièmes. Chez les filles, la perf n’est pas moins remarquable. Virginie Arotzarena et Maylis Devron ont bouclé la boucle en 6h01 ! Excusez du peu. À peine un peu plus que le premier duo mixte, composé de Legoute et Hiribarren en 5h34. Comme quoi plage et montagne ne sont pas incompatibles. Pour le reste des arrivants, les communs des mortels, on a fait ce qu’on a pu. Malgré les aspirines et autre bicarbonate, l’heure est certainement encore aux courbatures. En revanche, personne ne leur confisquera la fierté d’avoir terminé une course aussi exigeante qu’Hirukasko. Rendez-vous est d’ailleurs pris pour l’année prochaine. Concernant les autres, les non-arrivants, ceux qui malgré leurs efforts sont restés bloqués au repas de Behereko Etxea, ceux qui blessés n’ont pas pu franchir la ligne d’arrivée, ou ceux qui tout simplement s’étaient fixé un objectif plus modeste, pas question de rougir. On fera mieux la fois prochaine. Puis c’est justement le charme de cette course-randonnée. Tout le monde y trouve son compte... et que ça continue.
2680 mètres de dénivelé, On gagne en précision !
18e édition oblige, forcément, l’organisation d’Hirukasko progresse elle aussi du point de vue coordination. Comme d’habitude, côté logistique, il n’y a plus rien à dire. On est prêt. Inscriptions, sécurité, point de ravitaillement, le domaine festif... à Goxoki et Ibaialde, on sait faire. Pourtant, Hirukasko a cette année franchi un palier. Pour la première fois on a mesuré le parcours exact du trajet : 31,6 kilomètres avec un dénivelé positif de 2600 mètres ! On comprend peut-être un peu mieux certaines rampes d’Irubelakasko ou d’Itsusi. Irubelakasko à lui tout seul, pour beaucoup le passage le plus dur, compte 3,5 kilomètres pour 800 mètres de dénivelé. Histoire de s’en vanter un peu...
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