Les fêtes de la Saint-Jean à Mauléon comportaient un concours de danses qui a laissé une pénible impression aux spectateurs qui y assistaient. La décision du jury en ce qui concerne l'attribution des divers prix a été marquée au coin d'une partialité par trop évidente. Ce jury était composé de trois représentants de Mauléon et d'un représentant de chacune des cinq communes qui ont participé au concours : Barcus, Chéraute, Ordiarp, Aussurucq et Tardets. L'incompétence notoire des juges de la ville de Mauléon a faussé le sens de justice qui aurait dû présider à l'attribution des récompenses. Le népotisme le plus flagrant en est résulté pour le plus grand dommage de cette tradition séculaire de la danse qui constitue la caractéristique la plus respectable du Pays Basque.
En dehors du premier prix d'ensemble qui a été attribué fort justement à Barcus, le second prix aurait dû revenir à l'équipe de la Haute-Soule qui a été systématiquement mise au rencart. Pour l'épreuve de la danse du verre, une grave erreur a été commise. Le premier prix eût dû revenir à la Haute-Soule, au dire des connaisseurs désintéressés, et non à Barcus dont le renversement du verre avait nettement marqué la déchéance.
Il conviendrait pour le bon renom de Mauléon et pour le succès de ces concours de danses, auxquels, sans cela, l'équipe de la Haute-Soule cesserait de participer, qu'un jury absolument compétent soit institué pour la cotation équitable du mérite des danseurs.