Un attentat à l'engin explosif a été perpétré dans la nuit de samedi à dimanche contre une agence immobilière du réseau Orpi à Saint-Pierre-d'Irube, provoquant des dégâts matériels importants mais sans faire de victime.Le Centre opérationnel départemental d'incendie et de secours (Codis) a été alerté peu après 1heure du matin, et les pompiers de Bayonne ont pu ainsi maîtriser rapidement un "début d'incendie" dans les bureaux de la petite agence visée.
L'attentat n'a pas été revendiqué mais des papiers auraient été trouvés sur place, indiquant que "le Pays Basque n’est pas à vendre". Les dégâts occasionnés par l'explosion concernent le tiers environ de la surface de l'agence toute neuve. Les 5 employés de l’agence sont donc au chômage technique. Alain Iriart, maire abertzale de la commune a dénoncé fermement l’attentat. "Si c’est la question du logement qui est mise en cause, il existe des moyens démocratiques pour faire avancer les choses et non pas la violence qui peut mettre en péril des activités économiques, voire des conséquences sur la population autour, puisque l’agence est entourée de logements" a-t-il déclaré au micro de France Bleu Pays Basque.
Les dernières actions de ce genre se sont produites le 16 juin dernier, un engin incendiaire artisanal s'était déclenché devant une agence immobilière à Hasparren sans faire ni dégât ni victime. Deux autres engins n’avaient pas explosé, l’une dans la maison de vacances du maire Jacques Coumet et l’autre dans une maison en vente appartenant à un commerçant.
Le 31 mai dernier, un engin incendiaire "très rudimentaire", dont le mécanisme de déclenchement n'a pas fonctionné, avait été découvert devant une agence immobilière à Urrugne, à 20 km au sud de Bayonne.
Ce même village avait déjà été le théâtre, le 7 mai, d'un attentat à l'explosif contre une résidence secondaire qui avait provoqué des dégradations matérielles. Des feux s’étaient également déclarés du côté de Bassussary, de Biarritz et de Cambo, la nuit du deuxième tour des élections présidentielles.
Toujours sur la côte labourdine, le 18 avril, trois explosions avaient visé divers bâtiments, dont une agence immobilière à Guéthary et une autre à Saint-Jean-de-Luz dont les vitres avaient volé en éclats. Un autre attentat avait occasionné des dégâts matériels à un appartement en construction à Ciboure.
Si les "incendies" du 7 mai ont été revendiqués sans plus de précisions, les autres attentats ne l’ont pas été.