En 2006, 1220 familles ont été aidées par le Comité Interprofessionnel au Logement de Bayonne. Un chiffre "jamais atteint" de mémoire de Christian Iputcha, directeur de l’organisme. Le CIL a pour vocation de gérer le 1% logement (en réalité 0,45% des salaires) que les entreprises privées de plus de 20 salariés ont obligation d’investir pour le logement. Le CIL Bayonne et région (qui couvre le Labourd et la Basse-Navarre) compte aujourd’hui 527 entreprises adhérentes qui, en 2006, lui ont versé 2,068 millions d’euros.
Les deux principaux champs d’action de l’organisme sont les prêts aux salariés des entreprises adhérentes et l’aide à la construction de logements. Les retours de prêts et les activités de sa filiale de construction, la Cilab, lui permettent de bénéficier d’un budget de 15 millions d’euros. Celui-ci a notamment été consacré à la construction de 45 logements locatifs (contre 31 en 2005) à Ustaritz, Urrugne et Bidart. Ceux-ci sont destinés aux salariés des entreprises adhérentes.
La construction de 15 logements pour saisonniers à Bidart est également l’une des satisfactions du Cil pour 2006. La maison Ximinxar accueille, en centre-ville, ces studios dont le loyer s’élève à 260¤. Ici aussi, les logements sont réservés aux employeurs adhérents du Comité interprofessionnel au Logement.
Par ailleurs, le CIL a participé au financement de 500 logements des programmes HLM locaux dans le cadre du Plan d’Urgence Logement à hauteur de 3 millions d’euros.
Si le comité enregistre près de 6000 demandes en attente, il n’a jamais aidé autant de familles qu’en 2006. "C’est la conséquence du Plan d’Urgence Logement où les collectivités et l’Etat coordonnent leurs efforts pour produire du logement social", explique Christian Iputcha. "On est passé de 150 à 700 logements construits par an et ça se ressent", ajoute-t-il.
Cet effort de construction rassure quelque peu le directeur du CIL. "Je suis moins inquiet qu’il y a quelques années où la demande de logement augmentait sans qu’il n’y ait de production derrière. Aujourd’hui, il y a une production qui va permettre de détendre aussi le parc locatif privé. Et c’est tant mieux car les salaires locaux ne peuvent plus accéder au logement" estime Ch. Iputcha. Toutefois le directeur du CIL souligne qu’il ne "faut pas baisser la garde et se dire que c’est gagner".
"Il faut faire des réserves foncières, avec l’aide de l’Etablissement Public Foncier. Ces outils nous permettent d’avancer de manière concrète pour les familles qui veulent accéder à la propriété. Car, si on construit du locatif social, il ne faut pas pour autant oublier l’effort sur l’accession. Les deux axes doivent être menés en même temps", déclare le CIL.