Giro
Giro : Andy Schleck, l’apprenti champion
Fils et frère de coureur, Andy Schleck a fait souffler le vent du romantisme et de la jeunesse sur le Giro qu’il a bouclé en deuxième position, en gage de grande promesse pour les Tours de France des prochaines années. Romantique, par son allure juvénile et son profil qui rappelle celui du Merckx des débuts, jeune par son état-civil (22 ans dimanche prochain) et son inexpérience, le Luxembourgeois présente déjà le statut d’apprenti-champion. "C’est seulement quand il aura gagné le Giro ou le Tour, et plutôt deux fois qu’une, qu’on pourra parler de champion", tempère Giancarlo Ferretti, l’ancien mentor d’Ivan Basso. "Il ne faut pas aller trop vite en besogne. Mais, ce garçon a un talent évident". Les éloges s’accumulent sur la tête du jeune Andy, à la grande satisfaction de Johnny, son papa qui fut l’un des coureurs de base des équipes Pelforth et Bic au carrefour des années 1970 (au service de Luis Ocana), et de Frank, son frère aîné qui l'a précédé dans la formation CSC.
Venu dans l’idée de se classer dans les dix premiers et/ou de gagner une étape, le cadet des Schleck sans disposer d’une équipe consistante à son service a pris place dans le haut du tableau, en laissant planer une menace constante sur le futur vainqueur, l’Italien Danilo Di Luca. "On connaissait ses qualités et son potentiel. Mais je crois que son point fort, c’est son mental, sa capacité à surmonter la pression", remarque Alain Gallopin qui a assuré la direction sportive de l'équipe en l’absence remarquée du manager général, Bjarne Riis.
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