Main nue mur à gauche - Professionnels - Championnat individuel - Demi-finale
Gonzalez encore trop court
·L’Azkaindar s’est à nouveau incliné sur la fin (22-15) face à un Olaizola II lucide jusqu’au bout
Sébastien Gonzalez devra patienter encore un peu avant de disputer une finale du championnat individuel chez les professionnels. Et pour cause, pour la quatrième fois consécutive, Olaizola II a de nouveau mis un point final au parcours de l’Azkaindar... au stade des demi-finales (22-15). Le Goizuetar disputera donc sa troisième finale consécutive, contre Barriola, dans quinze jours, le dimanche 17 juin prochain à Donostia, au mur à gauche Atano III. Samedi, en revanche, Sébastien Gonzalez retrouvera Patxi Eugi pour la place de troisième et quatrième.
Dans cette défaite, seul le score peut éventuellement atténuer la déception de Gonzalez. Après 6, 7 et 13 l’an passé, l’Azkaindar s’est hissé jusqu’au 15e point, preuve que le travail effectué aux côtés de Panpi Laduche porte ses fruits. Une bien maigre consolation toutefois pour un pilotari qui ambitionnait de faire mieux, de l’emporter même, histoire de vivre le rêve que tout maniste fait lorsqu’il démarre une carrière en mur à gauche. D’autant que tout était encore possible lorsque les deux protagonistes se retrouvaient côte à côte avant le dernier sprint final (15-15). À croire que le Navarrais a mieux négocié cette fin de rencontre.
Un Olaizola II qui s’est d’ailleurs chargé de faire taire ses détracteurs avec une prestation honorable. Il n’a peut-être pas dominé outrageusement, mais il a su aborder la rencontre de la meilleure des façons. Car finalement, c’est la stratégie qui l’a emporté samedi à Pampelune. Les deux protagonistes se sont présentés avec des idées bien précises sur le jeu à mettre en place, à l’image du premier but d’Olaizola II, de gauche à droite. Toute la partie, le Goizuetar a cherché la droite de l’adversaire, avec succès. Au but et dans le jeu. Gonzalez, lui, s’est d’abord évertué à écourter le point en jouant aire, histoire de ne pas laisser son vis-à-vis imposer le rythme. La tactique n’a pas porté les fruits espérés. Olaizola II avait les choses en main (15-7). Gonzalez, peut être top précipité malgré une puissance supérieure à l’adversaire, subissait. Mais la réaction du Labourdin n’a pas tardé. Une belle série de points gagnants a remis les pendules à l’heure. Le protégé de Panpi Laduche a refait son retard et à 7 longueurs de la fin, tout était à refaire (15-15).
Et c’est pile à ce moment-là que le vrai Aimar Olaizola a ressurgi. Le Goizuetar a su souffrir pour mettre à mal son adversaire et trancher parfaitement le moment venu. C’en était trop pour Gonzalez. Mail il n’a pas à rougir de sa prestation. Tôt ou tard, Laduche le voit en finale de cette compétition. L’entraîneur azkaindar est fin connaisseur. On lui fait confiance.
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