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Jean Espilondo / candidat du Parti Socialiste dans la Ve circonscription
"Les gens de gauche doivent voter pour moi"
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Quel est le sens de la candidature PS aux législatives ?
Il s’agit d’abord de la candidature d’un homme de gauche qui se bat pour ses convictions qui sont celles d’un humanisme et du progrès social.
Quels en sont les points forts ?
Il y a cinq points forts : le logement, le transport collectif, la question de l’environnement, puisque l’environnement c’est protéger l’avenir, il y a la question de la retraite qui est extrêmement importante. Il y a la question de la ruralité puisque nous sommes aussi dans un canton rural, il y a bien sûr la question de l’emploi, et puis des questions d’éducation et de culture, que ce soit des questions d’éducation générale avec les problèmes que posent les suppressions de postes ou des questions de cultures régionales avec la ratification de la charte des langues régionales. C’est un panorama général, mais il y a aussi des questions plus précises et d’autres sujets.
Martine Bisauta présente des similitudes, de gauche et écologiste. N’y avait-il pas moyen de s’entendre avec les Verts pour une liste commune ?
Il y avait moyen de s’entendre. Sur le plan national il y a eu d’ailleurs des négociations passées avec les Verts. Les Verts ont refusé de s’entendre avec le PS qui leur proposait 14 ou 15 circonscriptions dont 6 de Œgagnables’. Un accord national était possible. Mais chaque parti doit pouvoir exprimer son point de vue et ses orientations, les fonds de sa sensibilité. Chacun va dans un premier tour à l’élection et au deuxième tour se font les rassemblements, les apparentements et le retour des sensibilités. Ce que je partage avec les Verts, c’est d’une part que nous sommes de gauche et attachés au problème social, et d’autre part que notre vision de l’écologie est aussi de gauche et prend ses racines dans le progrès social. Et pas simplement des états d’âme dans une situation difficile.
Si vous vous retrouvez face à Jean Grenet au deuxième tour, comme il y a cinq ans, chercherez-vous cette alliance avec les Verts ?
Je suis un Républicain. Cela veut dire que je recherche et vit la démocratie. Par rapport à ce système, je souhaite qu’on introduise une dose de proportionnelle dans un scrutin qui est trop brutal à cause du deuxième tour. Mais il est comme ça. Donc il faut se rassembler. Pour moi le désistement républicain pour le candidat de gauche placé en tête est naturel. Le plus important ce sont les valeurs de gauche. Si l’on est plus proche de la jeune dame avec un enfant qui trime dans un supermarché à 29 heures par jour avec toutes ses difficultés, on a la fibre sociale. Les gens qui se battent pour ces gens-là, ils doivent se retrouver.
Martine Bisauta se présente comme la candidate qui peut faire le rassemblement des forces de gauche sur la Ve avec les Abertzale, ce qui apparemment n’est pas votre cas. Face à Jean Grenet, êtes-vous prêt à aller chercher les voix abertzaleŠ
L’important est de savoir pourquoi on se bat. Je n’étais pas d’accord avec le PC, pour des questions qui étaient parfois importantes. Il n’empêche que quand j’ai eu à mettre un bulletin de vote pour quelqu’un qui était le candidat de gauche en tête au deuxième tour, je l’ai fait. Je ne me pose que les questions fondamentales et je les pose aussi aux autres. On peut avoir des appréciations différentes. Le parti socialiste que je représente va faire 25 à 30% des voix. On ne peut gagner que si on est rassemblé autour du parti qui représente beaucoup de monde. On ne peut pas demander aux gens qui ont voté pour moi de faire la politique des autres. Ils auront emmené un candidat en tête pour tenter de gagner. Pensez-vous qu’ils voudront voter pour un autre candidat?
Vous voulez dire que ce sont les abertzale qui doivent voter pour vous au second tourŠ
Les gens qui pensent que je suis de gauche et que je défends des valeurs de gauche, s’ils sont de gauche, pourquoi ne voteraient-ils pas pour moi ? Si vous considérez que je suis un homme de gauche, les hommes de gauche doivent voter pour moi. Si vous considérez que je ne suis pas de gauche parce que je ne suis pas nationaliste, ou ceci ou celaŠ je peux aussi considérer le contraireŠ
Est-ce la question d’être nationaliste, puisque Sylviane Alaux, qui partage les mêmes valeurs que vous au sein du PS a d’autres opinions sur des sujets comme les revendications de BateraŠ
Vous allez expliquer à des gens qui votent pour le PS, pour le PC ou pour d’autres que un tel ne va pas voter pour le candidat de gauche capable de se battre contre la droite parce qu’il n’a pas voté pour Batera. Allez expliquer ça au 30% de socialistes qui vont voter pour moi. Expliquez-leur dans votre journal. Toutes les opinions sont respectables. Mais un combat est un combat. Il y a ce qui rassemble qui doit être plus fort que ce qui divise, notamment si ce qui rassemble ce sont les valeurs de fond.
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