Les membres de Leia ont quitté le bureau du Conseil général de St-Palais qu’ils occupaient depuis jeudi dernier, satisfaits d’avoir remis le projet de transnavarraise au centre de l’actualité. Ils ont d’ailleurs fait connaître hier les noms des candidats aux législatives de la quatrième circonscription qui "s’opposent fermement" au projet porté par l’exécutif palois.
Leia avait invité les candidats à venir lui rendre visite et à affirmer une position claire sur le brûlant dossier. Tour à tour, Léonie Aguergaray d’Euskal Herria Bai, Jenofa Cuisset des Verts, Jean-Pierre Domecq du Parti Socialiste, Jean Haïra de la LCR et Louis Labadot du Parti Communiste se sont rendus à St-Palais et ont signé le texte proposé par Leia. Ce dernier a même recueilli près de 130 signatures à cet effet lors de l’une de ses réunions publiques. Jean-Marie Puyau pour la France en action et Thierry Richard du Parti des Evidences Concrètes ont aussi signé.
Le texte affirme que le signataire "s’oppose fermement" au projet porté par le Conseil général. "Il est inadmissible que les promoteurs de ce projet poursuivent leurs études et aillent de l’avant, alors que la population locale a montré à plusieurs reprises et d’une manière massive son opposition à la réalisation d’un tel axe", poursuit le texte.
Hervé Lucbéreilh, candidat de l’UMP et Bernard Sicre de CPNT ne se sont pas déplacés mais ont envoyé un courrier aux manifestants. "Hervé Lucbéreilh préconise une voie rapide de Salies à St-Palais et un aménagement de l’existant avec des déviations de bourg de St-Palais à Arnéguy. Nous constatons qu’il propose le même projet que MM.Lasserre et Aguerre qui a conduit à la manifestation de 5000 personnes et à la délibération hostile de 83% des communes traversées", a commenté Christine Meynard de Leia. De son côté, le candidat de CPNT estime que la transnavarraise "est une opportunité de développement et de revitalisation des zones traversées".
Enfin, un coup de fil du candidat du MoDem est aussi arrivé hier alors que l’occupation allait prendre fin. Jean Lassalle se positionne pour un moratoire sur le sujet vu l’opposition qu’il génère. Le député sortant prône la mise en place d’une Commission Nationale du Débat Public, à l’instar de ce qui s’est fait pour le projet de ligne LGV, pour s’occuper de ce projet.
"Lassalle n’a cessé de vanter et de soutenir le projet de son ami politique Lasserre ces dernières années. L’idée de moratoire nous paraît donc électoraliste et destiné à calmer artificiellement l’opposition" ont estimé les militants.
Leia a donc appelé "à ne pas voter pour les candidats qui n’ont pas signé son texte, soit Hervé Lucbéreilh, Jean Lassalle et Bernard Sicre". L’association a appelé la population à se mobiliser à l’occasion des réunions publiques des candidats. "Face à ce projet, il n’y a que deux positions, celle de soutenir les promoteurs de la transnavarraise ou celle de respecter la volonté majoritaire et officiellement exprimée de la population et de ses élus pour qu’elle soit abandonnée", a déclaré Leia estimant que "tous les propos intermédiaires sont électoralistes et destinés à nous endormir".
Les opposants ont enfin appelé à se mobiliser contre les médiateurs nommés par le Conseil général. "Nous avons lu ici des documents attestant que des négociations foncières sont en cours au moins dans la partie béarnaise. Les médiateurs ne sont donc pas là pour recueillir l’avis des gens mais bien pour négocier au cas par cas" selon Leia.