La direction des Aciéries de l’Atlantique confirme l’opération de rachat
La direction des Aciéries de l’Atlantique a confirmé hier l’opération de rachat de l’usine de Boucau par le groupe de métallurgie catalan Celsa. Comme avancé par le journal mercredi dernier, le groupe galicien Añón, propriétaire des Aciéries de l’Atlantique, a vendu ses actions à la société catalane dirigée par Francisco Rubiralta pour un montant de 415 millions d’euros. Cette opération dépend cependant d’un avis favorable du Tribunal européen sur la concurrence.
Dans un communiqué, le directeur des forges de Boucau, Iñaki Arberas, souligne que le changement d’actionnaire ne remet pas en question ni le programme de production de billettes ni les postes de travail. "Lors de l’entretien qui a eu lieu entre MM. Añón et Rubiralta, il a été convenu de poursuivre la mise en ¦uvre du projet initié par le groupe Añón en 2004 à l’occasion de l’achat de l’Aciérie de l’Atlantique". Le programme de développement et d’adéquation de la capacité de production de l’usine labourdine avec celle de La Corogne "est par conséquent maintenu et fera partie intégrante de la stratégie" du nouveau propriétaire."Il n’est donc pas question de réduction d’activité ou même d’emplois au sein de l’entreprise".
Iñaki Arbaras rappelle que le groupe catalan "occupe une position de tout premier plan en Espagne dans le secteur de l’acier pour la construction. Depuis quelques années, il a initié un processus d’expansion au niveau international qui l’a conduit à acquérir des usines sidérurgiques au Royaume Uni, en Pologne et en Scandinavie".
Le jour de l’annonce de l’opération, le groupe de Francisco Rubiralta avait déclaré que "l’acquisition d’ADA nous permet de rentrer dans le marché de la France, un pays très important sur la carte sidérurgique européenne". Selon les nouveaux propriétaires, les fours d’ADA permettent la production de 1,25 million de tonnes d’acier par an, avec la possibilité de multiplier ce chiffre par deux.
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