Dès lundi, le consommateur verra peut-être les fruits et légumes sous un jour nouveau. En tout cas, s’il fait ses courses dans l’un des 153 magasins du Pays Basque qui ont accepté de participer au concours d’étalages de fruits et légumes organisé par le Centre Technique Interprofessionnel des Fruits et Légumes (CTIFL) en partenariat avec la Chambre de commerce. Le but de l’opération est avant tout de mieux mettre en avant les étals de ces produits sains.
"En rassemblant tous les acteurs d’une filière sur un territoire donné, nous voulons valoriser les fruits et légumes afin que le consommateur soit tenté par l’achat de produits de saison", explique Didier Benac vice-président du CTIFL.
Aujourd’hui, chaque ménage dépense environ 600 euros par an en fruits et légumes selon la CCI. "Le marché stagne depuis deux ans. Peut-être que des campagnes comme celle contre l’obésité vont nous aider", déclare le responsable du CTIFL.
Selon lui, les consommateurs ne se détournement pas des fruits et légumes à cause de prix trop élevés mais davantage "parce que la ménagère ne trouve pas de fruits à point". Quand les premiers abricots apparaissent sur les étals et que le consommateur "se casse les dents dessus, ça conditionne le reste de la saison" reconnaît Didier Benac.
"Tous les producteurs et centres de recherche peuvent faire en sorte que nous mangions des fruits en pleine maturité mais cela a un coût à la sortie", ajoute-t-il. En attendant, il n’est pas sûr que des fruits qui, souvent, pourrissent avant de mûrir servent vraiment la profession.
L’opération du CTIFL a aussi pour but de donner des conseils aux vendeurs. Le concours consiste, lui, à évaluer différents critères pour récompenser trois points de vente dans chaque catégorie" (marchés, primeurs, alimentation générale), ajoute-t-il.
L’impression générale, le soin apporté à la présentation, la qualité et la fraîcheur des produits ou encore l’information à la clientèle font partie des points qui seront évalués. "Les conseils apportés ajoutés à l’action médiatique de l’opération font qu’à chaque fois, les points de vente participants enregistrent une hausse de 15 à 20% des ventes durant cette quinzaine", affirme Didier Benac.