Au tour d’ELB de se saisir de la question des vautours qui agite le monde agricole et écologiste depuis quelques jours. Le syndicat basque a écrit au préfet pour exiger que "l’administration fasse face à ses lacunes et se dote de moyens de contrôle et de maîtrise de ces populations". ELB veut aussi un système d’expertise "permettant d’effacer toute suspicion sur la bonne foi des éleveurs touchés" ainsi que des dédommagements des dégâts subis par les éleveurs.
ELB reconnaît que le vautour a toujours été un "maillon essentiel du système agropastoral" qui, par son rôle d’équarrisseur naturel, "permet d’éviter les problèmes sanitaires en Œnettoyant’ les cadavres de bétail".
Si l’état de la population était "alarmant" dans les années 70, plus de 6000 couples vivent aujourd’hui sur la partie occidentale des Pyrénées, fait remarquer ELB. "Malheureusement, le manque de coordination des pouvoirs publics (administrations française et espagnole) nous a conduits à la situation préoccupante que l’on connaît aujourd’hui", affirme le syndicat. Il rappelle aussi que dans le même temps les aires de nourrissage ont été fermées sur les deux versants.
"Ainsi, les vautours agrandissent leurs aires de prospection et deviennent plus réactifs et opportunistes, ce qui augmente inéluctablement les risques d’attaques sur le bétail", juge ELB.
Une "réflexion globale"
Pour le syndicat, la compréhension et donc la résolution du problème des vautours passe obligatoirement par une "politique de régulation transfrontalière" mais aussi par une "réflexion politique globale sur la question des équarrissages".
La sauvegarde du vautour émane d’une volonté politique affirme ELB. "Cette même volonté doit être aujourd'hui réelle pour résoudre les conflits qui peuvent naître dans la nature", ajoute le syndicat.