Le centre Hasketa revient aux mainsde Bil ta Garbi
Le centre d’enfouissement de déchets situé au lieu-dit Hasketa à Hasparren a été placé sous la responsabilité du syndicat intercommunal Bil Ta Garbi, par décision du conseil municipal d’Hasparren mardi soir, avec 20 voix de la majorité pour et 5 de l’opposition contre. Ce centre qui reçoit les déchets industriels et les déchets encombrants des ordures ménagères fait l’objet d’une délégation de service public entre la commune d’Hasparren et la société France Déchets. La commune a confié sa compétence "collecte et traitement des déchets" au syndicat mixte Garbiki, qui lui-même en adhérant au syndicat Bil Ta Garbi a confié à ce dernier la compétence "traitement". France Déchets restera l’exploitant de ce site jusqu’au terme de sa convention, programmé en 2015.
"L’objectif commun poursuivi par les trois collectivités est de veiller au respect scrupuleux des clauses des articles de la convention, plus particulièrement ceux relatifs à la nature et à l’origine géographique des déchets acceptés" souligne Bil ta Garbi dans un communiqué.
C’est sur ce point que l’association de riverains Hasketa 2010 affiche sa méfiance, estimant que France Déchets pourrait accepter des déchets provenant d’autres territoires. Point que Bil ta Garbi dément catégoriquement. De plus, Hasketa fera l’objet d’un audit commandité par Bil Ta Garbi. Il aura pour but de dresser un état des lieux objectif et d’analyser les conditions d’exploitation de ce site. "Cet audit sera conduit en concertation avec la commune, le Syndicat Garbiki, les riverains et les associations locales. Dans un second temps, il sera complété d’une étude sur les possibilités d’inclure ce site dans notre schéma d’organisation de traitement des déchets résiduels. En l’état actuel de nos connaissances, il est prématuré de l’intégrer dans notre schéma, l’objectif premier et fondamental est d’assurer un renforcement du contrôle de cette exploitation. Il nous faut du temps pour mener cette étude et la concertation avec les acteurs locaux, méthode que le syndicat a toujours adoptée pour tous les équipements sous sa responsabilité", explique Alain Iriart, président du Syndicat Bil Ta Garbi.
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