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Ligue des champions - Finale - Liverpool - AC Milan
Xabi Alonso, un Basque brille en Europe
·Déjà vainqueur de la Ligue des champions en 2005, le Tolosar sera de nouveau un ambassadeur basque à Athènes
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Les footballeurs basques qui ont brandi la Coupe de la Ligue des Champions, on les compte sur les doigts d’une main. Depuis la fameuse dream-team du Barça (Eusko-Barça), les Bakero, Begiristain et autre Rekarte, qui dominèrent le football mondial dans les années 80, seuls Didier Deschamps, Bixente Lizarazu et un certain Xabi Alonso ont remporté la plus prestigieuse compétition européenne des clubs. Deschamps et Lizarazu ayant raccroché les crampons, l’ancien milieu de terrain de la Real Sociedad fera aujourd’hui office d’ambassadeur basque dans le football du vieux continent. Et il le fera de nouveau à l’occasion d’une finale de la Ligue des Champions entre Liverpool et l’AC Milan. Certes, à 25 ans, le palmarès du cadet des Alonso n’atteint pas encore les cotes réussies par les deux Labourdins (notamment en sélection où Deschamps et Lizarazu ont été sacrés champions du monde en 1998 et champions d’Europe en 2000), mais en cas de victoire sur les Rossoneri, le Tolosar pourrait rejoindre ce soir le Bayonnais Didier Deschamps, seul Basque à avoir inscrit deux fois la Ligue des champions à son palmarès.
Inutile de préciser que ce Liverpool-Milan, dégage déjà une certaine odeur de vendetta, et pour cause, personne n’a oublié le coup de théâtre d’Istanbul en 2005 où les Reds, menés 3-0, étaient revenus au score 3-3 avant de s’imposer 3-2 aux tirs au but. Le milieu de terrain Gipuzkoar fut à l’époque l’une des vedettes de cette finale et aujourd’hui, de nouveau avec le titre en jeu au stade Olympique d’Athènes, il apprécierait beaucoup de voir l’histoire se répéter. "Nous serions ravis de jouer les tirs au but, s’ils se terminent de la même manière. C’est éprouvant pour les nerfs, mais c’est ça, Liverpool. Je me rappelle quand j’ai regardé la finale (de la Coupe UEFA 2001) contre (le Deportivo) Alaves, c’était palpitant (Liverpool avait gagné 5-4 après prolongation). Si la finale se termine comme ça, je serais plus que content d’avoir été sous pression pendant tout le match".
Reina, un spécialiste des pénalties
En 2005, Jerzy Dudek avait contré les tirs d’Andrea Pirlo et Andriy Shevchenko et permis aux Reds de ramener le trophée sur les bords de la Mersey. Alonso est certain que le nouveau goal de Liverpool, Pepe Reina, est prêt pour une nouvelle séance de tirs au but, vu ses performances lors de la victoire contre le Chelsea FC en demi-finales. "C’est toujours important d’avoir de bons gardiens", explique Alonso. "Pepe Reina est très doué pour les penalties. Il s’entraîne beaucoup, il se prépare très bien - comme le font les joueurs qui tirent les penalties. Si nous terminons par une séance de tirs au but, nous serons confiants. Reina étudie et analyse la façon dont nos adversaires abordent les penalties avec l’entraîneur des gardiens. Ils font un super boulot".
Cela dit, du côté des Italiens, on ne compte pas en rester là. Milan va tenter de prendre sa revanche, c’est pourquoi les hommes de Rafael Benítez essayent de garder la tête froide. "Nous voulons envisager ce match comme la finale, pas comme une revanche pour eux", déclare Alonso. "C’est une excellente occasion pour nous de remporter un trophée de plus". De fait, le n° 14 des Reds pense que son équipe a un meilleur niveau aujourd’hui que lorsqu’elle a battu Milan à Istanbul. Mais il reste conscient de la menace que représentent les Rossoneri, et en particulier Kaká. "Il joue très bien, il est puissant, rapide et très doué avec la balle, décrypte Alonso. Nous devrons le serrer de près et ne pas lui laisser d’espaces".
Xabi Alonso pourrait remettre en question son futur à Liverpool après la finale de la Ligue des champions. Le milieu de terrain de Tolosa serait prêt à écouter des offres du FC Barcelone et du Real Madrid en considérant que son importance dans le jeu de Liverpool diminue étant donné la compétence de joueurs comme Mascherano ou de l’ancien valencien Sissoko, qui occupent la même position que lui en milieu de terrain.
Pour autant l’histoire sportive d’Alonso semble liée à celle des Reds. Né à Tolosa en 1981, le cadet des Alonso respire le football de tous les côtés : le père fut joueur de la Real et du Barça, puis entraîneur par la suite, il a également un frère qui évolue toujours à la Real Sociedad. Bien sûr Xabi Alonso, élu meilleure recrue de Liverpool l’an passé, a été formé à la Real, même si tout n’a pas toujours été rose du côté de Donostia. À 19 ans, le cadet des Alonso est effectivement prêté à Eibar, aux côtés de Llorente (aujourd’hui meilleur buteur de la D2). Quatre mois plus tard, Toshack, aux commandes de l’équipe 1, repêche les deux jeunes. Hasard du football, le technicien gallois fut un des artifices de l’avant-dernière Coupe d’Europe de Liverpool. Après une saison noire suite à une blessure, Xabi Alonso explosa l’année suivante, contribuant à la deuxième place de la Real en Liga. Une étoile était née, Liverpool la remarqua.
250 000 € pour la Real en cas de victoire des Reds
Que le départ de Xabi Alonso ait fait du mal à la Real Sociedad ? Certainement. Cela dit, les Donostiar auraient eu du mal à "garder" un footballeur de cette envergure. À l’époque, les txuri-urdin l’avaient vendu contre 10,5 M d’euros, or, ils continuent à enregistrer des entrées d’argent. Si jamais Liverpool remporte ce soir la Ligue des Champions, la Real empochera 250 000 euros supplémentaires. En tout et pour tout, le club Gipuzkoar élèvera à 17 750 000 euros le transfert de son milieu de terrain. En effet, le contrat du transfert de Xabi Alonso présentait plusieurs volets. Les 10,5 M du transfert brut, plus des "primes" en fonction des matches disputés sous les couleurs des Reds (25, 40 et 60) ainsi que selon les résultats sportifs de Liverpool. La Real avait empoché 1 M d’euros lorsqu’Alonso souleva le Coupe de la Ligue des Champions en 2005. 250 000 euros lors de la qualification des Reds pour la Ligue des Champions 2005/2006 et encore 250 000 euros pour la qualification la saison suivante. Quoi qu’il en soit, ces rentrées d’argent ont une limite, la Real ne pourra pas empocher plus de 19 M d’euros.
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