Dopage
Le Coni déplore les pressions sur Basso
Le procureur antidopage du Comité national olympique italien (Coni), Ettore Torri, a déploré hier les pressions exercées sur le cycliste italien Ivan Basso, qui semble avoir renoncé à collaborer avec le Coni après avoir admis son implication dans l’affaire de dopage Puerto. "Les résultats de la première phase (de l’enquête, ndlr) sont un peu moins brillants que ce qu’on espérait", a déclaré Ettore Torri, lors d’une conférence de presse, au siège du Coni à Rome. "Après un premier interrogatoire totalement négatif (le 2 mai), Basso, lors de la deuxième audition (le 7 mai), s’était montré disposé à collaborer, à donner des noms avec beaucoup de précautions certes, mais à nous donner des éléments concrets", a-t-il poursuivi. "Cela aurait dû être confirmé lors du troisième interrogatoire (le 10 mai), mais cela n’a pas été le cas. Evidemment, il a été contacté non seulement par ses avocats, mais aussi par les sponsors et par les directeurs sportifs qui l’ont incité à faire marche arrière", a ajouté M. Torri.
Le procureur a par ailleurs annoncé que son enquête se prolongerait le temps de trouver de nouveaux éléments. Ivan Basso et Michele Scarponi, l’autre coureur qui a admis son implication dans l’affaire de dopage sanguin Puerto, ne seront donc pas déférés dans l’immédiat vers la justice sportive italienne.
Ivan Basso, 29 ans, vainqueur du Tour d’Italie en 2006, avait accepté de collaborer avec le Coni la semaine passée. Le cycliste avait cependant assuré que s’il avait bien eu des relations avec le médecin Eufemiano Fuentes, au centre de l’affaire Puerto, il n’avait jamais pris de substances dopantes, mais simplement "tenté" d’en prendre en vue du Tour de France 2006. Ettore Torri a regretté que Basso, ait peur "d'être expulsé du peloton, donc de perdre son travail".
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