L’Asturien Andres Antuña (Wurth) s’est avéré le plus rapide du mini-peloton composé d’une trentaine de coureurs qui a pointé son nez le premier hier à Igantzi (Navarre) lors de la deuxième étape du Tour de Bidasoa, disputée entre Hendaye et le village d’Igantzi en 3’14"01. Une course réservée aux coureurs amateurs de moins de 23 ans qui réunit jusqu’à dimanche les meilleurs éléments du peloton, le vivier des équipes professionnelles.
L’Italien Salvatore Mancuso (Unidelta), quatrième, a toutefois réussi à conserver le maillot jaune de leader, avant d’attaquer les rampes du Jaizkibel, aujourd’hui, un sommet qui pourrait bien changer la donne. Le premier Basque du classement général Larralde (Bidelan-Kirolgi), arrive à 7 secondes du leader, en 6e position. À noter toutefois les belles prestations des coureurs en forme du moment : Andrey Amador (Industrias Lizarte), deuxième mercredi et deuxième hier avec le maillot de meilleur grimpeur à la clé, ou Maxime Bouet, troisième hier dont la formation La Pomme de Marseille tourne désormais à plein régime
Disputée sous un vent particulièrement violent, la course a été le théâtre d’une première cassure dès la première difficulté de la journée (23e kilomètre), sur les hauteurs de Piedad. Des premières attaques qui n’ont toutefois pas surpris les favoris puisque les vainqueurs de la veille étaient tous présents dans les timides échappées qui se sont succédé. Il aura donc fallu attendre le passage par Doneztebe et la montée de Saldias (2e catégorie) pour réaliser un premier écrémage. La grande explication est survenue un peu plus tard, entre Saldias et Gorostieta où ce fameux peloton de quelque 30 coureurs a su tirer son épingle du jeu.
Mancuso premier à Belate
Il s’agissait ensuite de garder le tempo jusqu’à Belate, dernière grosse difficulté de la journée, histoire de jouer son va-tout sur les pentes navarraises. Et à ce petit jeu, c’est le leader Mancuso qui a souhaité montrer tout son potentiel. L’Italien a réussi à prendre quelques secondes d’avance, juste assez pour passer en tête à Belate, même si le gruppetto n’a pas manqué de le rattraper dans la descente. À noter que Mancuso dispute certainement au Pays Basque une de ses dernières courses chez les amateurs, il devrait rejoindre la formation professionnelle Lampre dans les semaines à venir.
Le peloton de tête n’a pas réussi à se désunir par la suite, avant les dernières côtes de l’arrivée. Les formations ont tour à tour préparé le sprint qui cette fois-ci a souri à Andres Antuña.
Demain, pour le compte de la troisième étape, le peloton aura affaire à un circuit autour d’Hondarribia où la plus importante difficulté se nomme Jaizkibel en fin de course. Des rampes redoutées, même par le peloton professionnel. En tout état de cause il s’agira d’un excellent thermomètre ne serait-ce que pour mesurer si les hommes forts d’aujourd’hui ont les bagages suffisants pour prétendre à la victoire finale.