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Tagada Jones Parabellum Opium du peuplel’Atabal rend hommage au rock alternatif
·Les trois groupes se produisent ce soir sur la scène de l’Atabal à Biarritz en véhiculant les valeurs d’une musique indépendante
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Tagada Jones, Parabellum, Opium du peuple.Pas besoin d’être devin pour savoir que ce soir, les trois groupes qui se succéderont sur la scène de l’Atabal, à Biarritz, vont envoyer un rock agité et sans concession à la gloire du feu rock alternatif.Quoiqu’à bien y réfléchir, ce déploiement de force annonce peut-être un revival et même un Feu aux poudres comme l’annonce le dernier album de Tagada Jones, qui fleure bon l’auto-production et la fleur au fusil d’une musique de valeurs contre l’individualisme ambiant et le star-system. Déjà, avec Kristof Skunk dans les parages de l’Opium du peuple, on se doute que le rock est libre.Le bassiste du groupe Skunk, producteur avec Skunk Diskak d’un Sex drug & variété défoulant, est un vétéran de la scène alternative parisienne (lire aussi ci-dessous).Tout comme ces rescapés de la belle aventure des années 80, Parabellum, qui tiennent encore les guitares d’assaut après avoir été portés disparus en 1991 et 1997.Issus de la même génération que les Wampas, leur punk hardcore se distingue encore pour préférer tourner avec les irréductibles Bretons de Tagada Jones plutôt que de se compromettre dans l’eurovision.
Efficacité
Brut de décoffrage et sans fioritures, ces derniers ont déjà fait la preuve de leur efficacité sur les scènes du Pays Basque en près de 15 ans d’existence.Un chant métal qui rentre, en français, dans le lard des pensées molles, une lourdeur hardcore qui donne sa puissance au son, et un venin punk qui fait mouche à tous les coups.La recette des cinq Rennais fonctionne à merveille et si l’album Manipulé enregistré et mixé par André Gielen (Lofofora, Ekova, Grimskunk, Mass Hysteria) leur a ouvert de nouveaux horizons artistiques, ils gardent la tête froide et restent concentrés sur les scènes de leur tournée perpétuelle.Mais en ces temps où l’industrie lourde du disque commence à goûter aux vaches maigres, Tagada Jones s’épanouit dans l’indépendance la plus totale, contrôlant sa production comme la tournée qui les mène ce soir à Biarritz.La bagarre revendicative oui, mais la fête aussi.Deux composantes qui séduisent le public basque.Tagada Jones le sait bien et a compris depuis son premier concert à Vera, que les Basques préfèrent aussi la grosse guitare au bignou.
Sex, drugs & variété façon opium du peuple
Angelo Papas des Dirty Fonzy à la guitare, Guillaume de Condkoi au chant et la fameuse rythmique basque du groupe Skunk, Kristof le bassiste et Iñaki le batteur furieux. L’Opium du Peuple est un groupe punk local qui reprend des standards de la chanson française. Leur premier album très justement intitulé Sex, drugs & variété est destiné aux amateurs de bon vieux punk carton et de Ferrer, Brel ou encore Brassens. Outre leur prestation remarquée par la reprise de Le Sud de Nino Ferrer, ils reprennent également des morceaux de groupes comme Les Rita Mitsouko, Polnareff, Renaud, Pierre Perret, en augmentant sensiblement la cadence. Un répertoire connu de tous qui, avec une musique syncopée et un chant énergique, permet une étonnante efficacité.
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