Championnat du Monde - Grand Prix d’Australie
Räikkönen, le promeneur de l’Albert Park
Igor GEDILAGHINE
Kimi Räikkönen, parti de la pole position pour sa première course au volant d’une Ferrari, a tranquillement remporté le Grand Prix d’Australie dimanche à Melbourne, sans jamais être inquiété par les McLaren-Mercedes de Fernando Alonso et Lewis
Hamilton.
Une promenade de santé dans l’Albert Park ? "Non pas vraiment... ma radio s’est cassée juste avant le départ mais je connaissais notre stratégie et je me suis basé sur les panneaux que me passait l’écurie", répond le Finlandais. Il n’avait plus goûté à la victoire depuis le GP du Japon en 2005. Toutefois, la marge des Ferrari sur la concurrence était telle que le Finlandais n’est pas surpris d’avoir remporté aussi facilement son 10e succès. Néanmoins, cette facilité aurait pu lui coûter cher : arrivé trop vite dans un virage, il bloqua les pneus pour éviter un attardé et pouvoir s’inscrire dans la courbe dont il sortit malgré tout trop large. "C’est ma faute... je regardais ailleurs", confie le Finlandais. Si la combinaison est passée du blanc au rouge, si la voiture est passée de l’argent à l’écarlate, le pilote lui est resté le même : d’un détachement qui n’a d’égal que sa vitesse en piste. Malgré la supériorité de ses machines, Ferrari n’a pas réussi un week-end parfait, Felipe Massa terminant le GP sixième après s’être élancé depuis la dernière position en raison de pépins sur le moteur.
Aussi, McLaren-Mercedes a pu limiter les dégâts en plaçant ses deux pilotes sur le podium et en prenant la tête du Championnat des constructeurs. Au rayon des déceptions, Renault dont les pilotes Giancarlo Fisichella et Heikki Kovalainen n’ont su défendre le statut de Champion du monde des constructeurs.
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