Pour l’arrêt des "pressions" sur Laborantza Ganbara Ganbara
Plusieurs centaines de sympathisants sont venus porter leur soutien à Laborantza Ganbara samedi à Bayonne. Face aux locaux de l’administration fiscale, à l’origine de la dernière "agression" contre l’institution alternative, voulant priver les donateurs des réductions fiscales. Une décision administrative annulée temporairement par le tribunal administratif. Dans une ambiance festive, avec musiciens, théâtre de rue et chants, les manifestants ont demandé fermement que cessent les pressions sur Laborantza Ganbara. André Darraidou président du Biltzar de maires a remémoré les débuts d’Herrikoa, rappelant que la société à capital-risque aujourd’hui soutenue et présentée en exemple par toutes les institutions y compris par l’Etat était traitée de tous les mots à l’époque. Darraidou lui-même avait été menacé de "Cour de sûreté" par le sous-Préfet de l’époque, a-t-il commenté.
"Bonne voie"
L’ancien maire d’Espelette a tenu à assurer les troupes d’une victoire certaine, rappelant que toute cette agitation a comme origine et comme objectif "l’amour des habitants pour leur pays". Juliette Bergouignan, au nom de l’association de soutien à Laborantza Ganbara a pour sa part rappelé l’enjeu de la Chambre d’Agriculture du Pays Basque qui répond aux intérêts des producteurs, des consommateurs et à l’ensemble du développement économique de tout un pays. Michel Berhocoirigoin a pour sa part rappelé toutes les entraves que Laborantza Ganbara a connues depuis sa naissance, estimant que cela démontre qu’ils sont dans "le droit chemin", encourageant tous ceux soucieux d’une agriculture durable et ceux favorables à des institutions propres au Pays Basque à soutenir Laborantza Ganbara. Le président de la Ganbara a accusé directement le Préfet des Pyrénées-Atlantiques d’être le coordonnateur de toutes les pressions qui visent à rendre difficile le travail de l’association et à la priver des ressources de l’Europe, de la Région ou des différents organismes de l’Etat. Une pression que le Préfet mènerait, selon Berhocoirigoin, avec la complicité de Jean-Jacques Lasserre président du Conseil Général des Pyrénées-Atlantiques et de Jean-Michel Anxolabehere président de la Chambre d’Agriculture des Pyrénées-Atlantiques.
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