AB s´associe au rassemblement
·Malgré quelques divergences, AB souhaite l’unité face à un "salon qui favorise la spéculation"
Le salon de l’immobilier de Biarritz a ouvert ses portes hier. Il se terminera demain soir. Une première journée pendant laquelle les différentes agences immobilières et autres promoteurs exposant au Casino Bellevue ont pu faire les derniers réglages avant l’accueil d’un plus large public aujourd’hui et demain. Ce salon qui est par ailleurs très contesté va vivre sans doute aujourd’hui une journée tendue avec l’appel à manifester du collectif Lurra. Un rassemblement organisé pour dénoncer les dérives immobilières au Pays Basque mais aussi pour condamner ce salon qui "contribue au processus de spéculation". Le parti politique Abertzaleen Batasuna (AB), a appelé hier lors d’une conférence de presse à se joindre à la manifestation de cet après-midi, qui débutera à 15h devant le Casino Bellevue.
Quelques divergences
Peio Etcheverry Ainchart, porte-parole d’AB, a souhaité communiquer hier car, "AB ne s’exprimera pas pendant la manifestation". Si AB agit de la sorte, c’est qu’il existe quelques divergences sur ce sujet de l’immobilier avec "d’autres mouvements de la gauche basque". Des différences "qu’AB a voulu laisser de côté pour afficher une unité devant le grand problème de l’immobilier au Pays Basque", explique Peio Etcheverry-Ainchart. A trois mois des élections législatives, AB désire voir l’immobilier au c¦ur des projets politiques, et son porte-parole propose deux lois dans le but de contrer cette spéculation financière sur les biens immobiliers. "Il faut le retour d’une loi type Hoguet qui a disparu en 1987 et qui encadrait les taux de commissions. Ces taux sont aujourd’hui victimes d’une dérive. Ils atteignent parfois jusqu’à 19% alors qu’ils ne devraient pas dépasser 5 à 6%, la moyenne en France. D’autre part nous voulons qu’il soit rendu impossible l’emploi des agents commerciaux dans les agences immobilières. Ce sont des emplois très souvent précaires, et ils contribuent à faire exploser les prix car pour remporter des biens ils sont obligés de faire des offres mirobolantes aux propriétaires."
Un salon de l’immobilier social
Malgré quelques différences de vue, il y a un point qui rassemble tous les mouvements qui seront présents cet après-midi devant le casino Bellevue : celui de voir disparaître ce salon de l’immobilier de Biarritz. "C’est la deuxième édition, et il ne doit pas y en avoir une troisième l’an prochain," avertit Peio Etcheverry-Ainchart. Ce dernier ajoute cependant : "s’il devait y avoir un nouveau salon organisé autour de l’immobilier, il faudrait que ce soit un salon de l’immobilier social sous la responsabilité des pouvoirs publics."
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