Le cargo pollueur Ostedijk décharge sa cargaison
Le cargo néerlandais Ostedijk, qui pendant presque une semaine a émis des gaz toxiques au large de la Galice, a commencé à décharger sa cargaison hier dans le port de Bilbo. Le navire, transportant des engrais chimiques, s’est retrouvé en difficulté le 17 février lorsqu’une partie de sa cargaison de plus de 6.000 tonnes de fertilisants a commencé à fermenter provoquant l’émanation de gaz toxiques sous la forme d’une colonne dense de fumée blanche.
Quatre ans après la marée noire du Prestige, ce cargo a rallumé une forte polémique sur la sécurité en mer, notamment sur la protection environnementale d’une importante ressource économique pour la population. Les habitants du littoral galicien craignant que les gaz toxiques ne polluent les côtes, ce qui mettrait à mal la pêche et l’ostréiculture, les autorités se sont montrées rassurantes. Pourtant, les craintes n’ont disparu qu’avec le départ du bateau.
Aucun risque
Le cargo néerlandais avait été placé à environ 11 kilomètres de la commune côtière de Viveiro, près de l’île de Coelleira, "à l’abri du vent et des vagues" pour faciliter les opérations de secours. Deux unités mobiles de contrôle de la qualité de l’air avaient été installées à Viveiro pour rassurer les habitants.
L’opération de secours était terminée dimanche et le navire a pu reprendre le large tout en changeant de route. "Le refroidissement de la cargaison à l’origine de l’émanation des gaz toxiques est terminé", ont confirmé les secours en mer. Il avait stoppé sa route alors que, venant de Norvège, il se dirigeait vers Valence. Des experts sont montés à bord du cargo pour évaluer l’état de la cargaison et de la coque du navire, qui a supporté de très hautes températures.
Après avoir obtenu les certificats nécessaires mercredi, les responsables du cargo ont décidé de prendre la route du port de Bilbo pour y décharger les engrais chimiques.
Le fertilisant qui s’est consumé est inutilisable mais n’est plus toxique et "n’entraîne pas de risques", selon les autorités portuaires de Bilbao, qui ont précisé qu'il serait difficile à débarquer à cause de la dégradation provoquée par la combustion.
La cargaison a été achetée par une société basque qui va la stocker provisoirement dans le port de Bilbo. Les engrais chimiques qui n’ont pas brûlé seront ensuite acheminés par la route vers les champs de Castille.
|