Il suffit de jeter un rapide coup d’¦il au palmarès individuel pour qualifier de "logique" la présence de Paxkal Ezcurra et de Patrick Oçafrain en finale de cette édition 2007. Si l’Urruñar est actuellement le champion en titre de la discipline, l’adversaire qu’il affrontera cet après-midi (18 heures au trinquet Moderne de Bayonne, 3e et 4e place à partir de 17 heures) a été de la fête lors des trois dernières éditions, se permettant même le luxe de coiffer la xapela à deux reprises, en 2003 et 2005 (il n’y a pas eu de championnat en 2004 pour cause de conflit opposant FFPB, joueurs et EPB). Rien que cela.Pourtant, et compte tenu que les rencontres individuelles se font quand même rares dans le circuit EPB (Trophée EPB et Super Prestige seulement), le Super Prestige reste la dernière compétition en date, celle qui sert véritablement de référence. Or, là aussi, malgré la présence des pilotari de la trempe de Waltary et Loquillo, Ezcurra II et Oçafrain s’étaient retrouvés seuls dans une cancha bondée, avec la xapela en jeu. Comme quoi, les résultats ne trompent pas. Une chose est donc certaine: ce sont les meilleurs spécialistes du tête-à-tête qui se retrouveront aujourd’hui dans le trinquet de verre.
Certes, il s’en est fallu de peu. Kurutcharry est passé tellement près de l’exploit en demi-finale qu’un épilogue signé 100% Zaharrer Segi, n’aurait étonné personne.
Cela dit, la présence du jeune Urruñar est loin d’être usurpée. Elle est même légitime au vu des résultats du cadet des Ezcurra qui domine la catégorie de la tête et des épaules. Du haut de ses 25 ans, le pilotari d’Urrugne a raflé la mise en 2006 avec un doublé Trophée EPB et Super Prestige pour ce qui est des épreuves individuelles. En clair, les deux plus importantes compétitions du tête-à-tête.
Pas de secret
La saison du Bankar a peut-être été moins fructueuse en termes de xapela, or Oçafrain a quand même répondu présent lors des rendez-vous importants de la saison. On peut donc compter sur le double champion pour défendre ses chances à Bayonne.En revanche, les secrets n’existent plus pour deux pilotari qui se côtoient régulièrement. Stratégies, tactiques... les deux protagonistes, ainsi que leurs conseillers respectifs, auront du mal à cacher leurs armes. Il faudra donc faire sur place, avec les moyens du bord, et en fonction du déroulement de la rencontre.
Autre paramètre, le trinquet. La cancha aura également son mot à dire dans une finale qui risque en fin de compte de se jouer sur ce genre de petits détails. Le trinquet bayonnais, exigeant s’il en est, qui plus est lorsqu’il s’agit de joutes individuelles, est un trinquet prolifique pour le Bas-Navarrais, qui a justement remporté ses deux xapela au Moderne. Pour peu que les pilotazale se déplacent en masse, la chaleur atteindra des degrés pas toujours faciles à supporter, de quoi malmener les organismes. D’où l’importance de la récupération.
Il faudra ensuite ajouter les aspects techniques : le but, le retour du but, le sang-froid, la capacité à trancher l’occasion venue, à rester concentré tout au long de la partie, à défendre lorsque le scénario l’exige... un travail d’artiste.