Quitter la catégorie amateur en beauté, telle sera la mission d’Ellande Alfaro et Bixente Lazcano demain après-midi (18 heures) au trinquet Gantxiki de Saint-Pée-sur-Nivelle. En effet, si tout se passe comme prévu, les deux pilotari risquent d’hériter d’une licence Elite Pro dès le mois de mars pour intégrer définitivement le circuit Elite Pelote Basque, aux côtés de Jean-Michel Idiart. La finale individuelle du championnat du Pays Basque et son prolongement en championnat de France seront donc les derniers rendez-vous que ces deux joueurs de pelote devront assurer sous l’étiquette amateur.
Un prétexte plus que valable pour ne pas galvauder l’épilogue du tête-à-tête, même si personne ne dispute ce genre de rencontres sans une motivation à toute épreuve. À n’en pas douter les deux protagonistes souhaitent couronner la première partie de leur carrière sportive sur la plus haute marche du podium, ne serait-ce que prouver le bien-fondé de leur promotion.
Il s’agira d’une suite logique concernant le pilotari du Biarritz AC, lui a qui a hardiment remporté tous les titres cette saison. Champion du Pays Basque et de France par équipes, Alfaro se présente à sa troisième finale de la saison, invaincu, fort de ses deux xapela de l’an dernier. Il sera naturellement le favori des parieurs.
En face, Lazcano tentera de ranger définitivement dans le tiroir aux oubliettes la finale perdue l’an passé face à Marc Berasategui. Inespérée, sa qualification en finale n’était qu’un premier avertissement. Car aujourd’hui, un mondial senior dans les pattes, l’Urruñar a gagné en expérience, sa présence au bout de la compétition n’est qu’une demi-surprise.
Côté sportif, Alfaro aura affaire à un adversaire comparable à Saint-Esteben, sa proie du tour précédent. Un joueur puissant, capable du meilleur comme du pire, mais dont le potentiel peut faire des ravages dans une cancha aussi rapide que Saint-Pée.
Lazcano, en revanche, peut s’attendre à une défense à toute épreuve. Alfaro est effectivement le genre de pilotari à faire durer l’échange au point de pousser l’adversaire à la faute. Sans grandes envolées, le Biarrot met en place un jeu aussi juste qu’efficace, ce qui pour l’instant lui a permis de prendre le dessus.