Le public dans le rôle des acteurs de l’opéra
Déclamer un extrait de Don Juan en costume et perruque d’époque, entonner un air lyrique au rythme du chef de chant, danser une valse viennoise au bal masqué : le temps d’une journée, le public est passé de l’autre côté du miroir pour découvrir les mille vies de l’Opéra de Bordeaux. Des ateliers de couture aux douches d’après représentation, en passant par les ateliers de décors situés en bord de Garonne, les Bordelais ont pu visiter en une foule compacte et ravie les coulisses de cet imposant monument, créé en 1780, à l’occasion des journées européennes de l’opéra. Délaissant pour une fois l’ombre des loges des artistes, maquilleuses, costumières et perruquières ont planté leurs tables de travail sous les yeux du public, invité à choisir parmi une sélection de costumes le personnage d’opéra de leur choix, avant de se lancer sous les projecteurs, un texte à la main. Jules César, Aïda ou Carmen ? Une fois la décision prise, le personnel passe à l’action, comme pour de vrai. "J’adapte le maquillage à la physionomie de chacun, mais avec un strict cahier des charges : pour un personnage baroque, c’est teint blanc et joues orangées", tranche la chef maquilleuse, Annie Lay. Après la représentation de Rigoletto de Verdi, la journée s’est terminée par un bal masqué dans les salons de l’Opéra.
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