L’après Molière se joue avec Célimène et le Cardinal
Théâtre- Le misanthrope de Molière s’achève sur une interrogation : Alceste après le refus de Célimène de l’épouser, menace de se retirer dans la solitude à la campagne, tandis que Philinte espère le retenir à Paris. Pour risquer une réponse, Jacques Rampal a écrit un épilogue, Célimène et le Cardinal qu’il a également mis en scène. Le public de la Gare du Midi de Biarritz pourra ainsi se projeter, ce soir à partir de 20h30, vingt ans après la pièce de Molière, et loin de la Cour.Célimène est devenue une jolie quadragénaire, épouse d’un bourgeois, mère de quatre enfants et semble-t-il parfaitement heureuse. Sereine même, dans un bonheur tranquille. Mais pas éternel.Car Alceste qui a mis à exécution ses menaces de retrait du monde et de solitude en entrant dans les ordres, est devenu Cardinal, et s’invite dans ce foyerŠ Au XVIIe siècle le pouvoir d’un prélat est considérable. Le Cardinal vient pour sauver Célimène. Depuis des mois il se dit hanté par un rêve terrifiant qu’il interprète comme un message du Ciel : Célimène court un danger mortel.Sauf qu’Alceste est rarement honnête.Entre une Célimène contestatrice et insolente, finaude, provocatrice, presque féministe qui sent approcher le siècle des Lumières, et un Alceste délicieux dans le rôle de prélat autoritaire, hautain, mais toujours amoureux, le jeu d’acteur devient savoureux dans un face-à-face drôle et percutant.
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