Le juge Garzón interdit la marche en faveur de l’amnistie
Le magistrat de l’Audience Nationale espagnole Baltasar Garzón a interdit hier la manifestation prévue cet après-midi à Bilbo en faveur de l’amnistie et de l’autodétermination. Organisée à l’appel du Collectif des prisonniers politiques basques (CPPB), cette marche clôture une série de mobilisations que les prisonniers ont déclenchées pour revendiquer le respect de leurs droits, dont leur statut de détenus politiques, ainsi que pour réclamer l’amnistie et l’autodétermination.
Le juge estime que cette marche ne peut pas avoir lieu parce que l’association Askatasuna, interdite en Espagne, est à l’origine de l’appel à manifester. Baltasar Garzón a adressé un courrier au ministère basque de l’Intérieur pour que l’Ertzaintza, la police autonomique, empêche la tenue de la manifestation.
Appel de LAB
Plusieurs mouvements sociaux avaient rejoint l’appel lancé par le CPPB, dont le syndicat LAB. À travers un communiqué, cette formation syndicale estime que "les prisonniers politiques basques sont une conséquence du conflit", que la politique carcérale est basée sur la "vengeance" et qu’elle a "pour but le chantage". C’est pourquoi LAB a appelé à manifester cet après-midi mais aussi tous les derniers vendredis du mois, tout comme l’a fait le Comité Filipe Aska. Le collectif des exilés et réfugiés basques a lui aussi montré son soutien à la démarche des prisonniers et a appelé à participer à la manifestation de cet après-midi. S’il y en a toujours une.
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