Le gouvernement basque répond à ELA que le projet de ŒY basque’ compte avec un "soutien majoritaire"
Le refus frontal manifesté par le syndical ELA du projet ferroviaire à grande vitesse basque, dit ŒY basque’, a provoqué la réaction de la ministre des Transports de l’exécutif de Vitoria-Gasteiz. Nuria Lopez de Gereñu a accusé la formation syndicale d’être "de plus en plus éloignée d’une société de plus en plus moderne".
Le syndicat ELA, majoritaire dans ce territoire, a annoncé cette semaine son opposition au ŒY Basque’ qu’il accuse d’être "peu démocratique" [lire notre édition d’hier]. ELA a exigé l’arrêt "immédiat des travaux", la mise en place d’un "débat en profondeur" et l’organisation d’une "consultation populaire".
Nuria Lopez de Gereñu a accusé ELA de maintenir des attitudes "radicales" et "anachroniques".La ministre a souligné que le projet est "légitime" et qu’il est soutenu par l’"immense majorité de la société". Dans le même sens, elle a ajouté que 80% de la représentation parlementaire, les Diputaciones, l’exécutif espagnol et la Commission européenne soutiennent également ce projet, lequel a été "largement débattu".
Précision de la Fondation
Par ailleurs, en réagissant à l’article publié hier dans nos colonnes, la Fondation Manu Robles Arangiz a souhaité préciser qu’"il y a bien longtemps que le syndicat ELA a manifesté son opposition au ŒY basque’. ELA travaille activement et depuis longtemps au sein de Trenbide Sozialerako Sarea, plateforme anti-Y basque", souligne la Fondation tout en ajoutant qu’elle a édité en mars 2006 un document réalisé par cette plateforme (Hurbilketa egungo eta etorkizunerako proposamenak) reprenant une analyse de la question des transports en Pays Basque et les raisons de son opposition au TGV. "Ce document a été distribué en Iparralde en juin et juillet 2006. LAB a récemment réédité ce même texte pour le diffuser à son tour en Iparralde, en y rajoutant une traduction française plus que nécessaire Approche de la situation actuelle et propositions pour l’avenir.
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