Océan Velux
Les navigateurs n’avancent plus
Après 24 heures passées à tirer des bords, dont 12 accrochées à la barre, Bernard Stamm fait maintenant route directe au près. Une remontée de l’Atlantique Sud que Bernard compare à une véritable ascension. Unai Basurko a perdu sa troisième place au profit de Sir Robin Knox-Johnston.
Le leader de la Velux n’arrive pas à accélérer l’allure alors que son bateau est pris dans une zone de non-vent. Bernard Stamm est obligé de frôler les côtes à la recherche de ces fameux vents. Mais ce travail demande beaucoup d’attention et d’énergie car "les pilotes automatiques ne sont pas assez fins pour le vent au plus près". Stamm fait actuellement cap au Nord, à 750 milles des côtes du Brésil, par le travers de Rio de Janeiro.
Dans le Nord des Malouines, Kojiro Shiraishi, Spirit of Yukoh est lui aussi malmené par les éléments. Hier, le skipper japonais confiait ses inquiétudes à l’organisation quant à sa date d’arrivée à Norfolk. Cette deuxième étape de la Velux 5 Océans devant être plus longue que son estimation première, du fait des petits airs rencontrés dans le Pacifique Sud. Du coup, Kojiro, craint d’avoir vu un peu court en réserves de nourriture et de gasoilŠ "La dernière fois que je suis venu ici, j’ai toujours eu du vent et je marchais à vive allure. Cette fois il faut lutter pour avancer. Je mise sur un décalage pour revenir dans la course. Sans oublier d’adresser des prières aux Dieux du vent!". À 850 milles du Horn, Sir Robin Knox-Johnston, Saga Insurance, vient de prendre la troisième place au Basque Unai Basurko, Pakea. En distance au but, les bateaux n’étant séparés que par deux petits milles. Sur son 50 pieds, Graham Dalton tente une option Sud pour rester au contact de Knox-Johnston et du Bizkaitar Unai Basurko.
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