"Chaque jour amène son lot de surprises", a commenté hier ELB au lendemain de l’analyse de la FDSEA s’estimant être le syndicat agricole majoritaire en Pays Basque en lieu et place d’ELB qui avait revendiqué ce statut quelques jours plus tôt. "C’est son interprétation des chiffres, permise par le fait de ne pas avoir organisé le décompte des voix au Pays Basque", a déclaré ELB. Le syndicat a tenu à préciser qu’il a été "le seul à monter au créneau auprès de la préfecture et du ministère pour que le décompte des voix soit organisé par territoire" et qu’une démarche intersyndicale commune "a été proposée dans ce sens à la FDSEA qui l'a refusée".
Reprenant les chiffres exposés par la FDSEA qui attribuent près de 48% des suffrages à ELB, le syndicat basque précise que le reste est composé des voix obtenues au Pays Basque par la FDSEA, la Confédération Paysanne du Béarn, et la Coordination rurale "qui a fait 12% au niveau départemental et qui a fortement augmenté sur toute la France".
"Il est donc clair qu’ELB reste le premier syndicat agricole au Pays Basque. Nous comprenons pourquoi la Fdsea ne s'aventure pas à parler de son propre score au Pays Basque !", lance le syndicat en soulignant que "dans 22 départements, la FNSEA a gagné les chambres d'agriculture en faisant moins de 50%"
Pour ELB, les propos tenus par Jean-Michel Anxolabehere, tête de liste FDSEA "montrent du mépris et de la haine vis-à-vis de ELB et des paysans qu'il représente".
"Son seul programme électoral et objectif depuis six ans était de casser ELB. Il ne l'aura pas atteint, ce qui explique, malgré les résultats qu'il a obtenus au niveau départemental, son amertume et son agressivité", conclut ELB.