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Le JPB > L'opinion 2007-02-13
AFP
Osasuna voit souvent rouge

Osasuna Pampelune, futur adversaire des Girondins de Bordeaux en Coupe de l'UEFA mercredi, est perçu en Liga comme une équipe rugueuse, dont les joueurs franchissent chroniquement la ligne rouge, tout comme les supporteurs du stade Reyno de Navarra. L'équipe a récemment terminé une rencontre de Liga à sept. Au stade Vicente-Calderon de Madrid, le samedi 20 janvier, Osasuna a perdu ses nerfs -et le match (0-1)- contre l'Atletico, comme le reconnaîtront plus tard les joueurs et l'entraîneur, même s'ils s'en prendront aussi à l'arbitre. Le défenseur Carlos Cuellar (77), l'attaquant Roberto Soldado (85), le milieu Raul Garcia (90+3), pour un rouge direct, et le gardien Ricardo Lopez (90), pour deux cartons jaunes, ont été exclus par l'arbitre de la rencontre, Vicente Lizondo Cortes. "Après le but, alors qu'il restait six ou sept minutes, nos nerfs ont lâché et nous, on a fait un mauvais usage de notre colère", déclarait l'entraîneur du club navarrais, José Angel Ziganda. "Ce fut le point le plus noir du match, en dehors de la défaite, les quatre joueurs expulsés", ajoutait le technicien, exclu deux journées plus tôt à Saint-Sébastien. "L'arbitre a été l'homme clé du match mais nous devons apprendre à mieux maîtriser nos nerfs", reconnaissait le jeune milieu espagnol Raul Garcia.

Osasuna signifie en basque "santé", "force" ou "vigueur" et les joueurs de l'équipe de Navarre -région voisine du Pays Basque- disposent de ses vertus, mais ont tendance à aller parfois un peu trop loin. Les Girondins de Bordeaux doivent sûrement avoir en tête les incidents de la saison dernière entre le Stade Rennais et le club de Pampelune, au stade de la Route de Lorient, pour une rencontre du 1er tour de la C3.

Laszlo Boloni, alors entraîneur de Rennes, avait dénoncé la "provocation continuelle de la part du Œstaff’ et des joueurs d'Osasuna", battus 3-1. Une échauffourée avait même éclaté après le coup de sifflet final. Le capitaine de Rennes Cyril Jeunechamp et le gardien remplaçant d'Osasuna, Juan Elia, qui n'était même pas entré en jeu, avaient reçu un carton rouge.

Mais les joueurs d'Osasuna ne sont pas les seuls à être victimes de coups de sang. Les supporteurs du stade Reyno de Navarra ont également du mal à se contrôler. Lors de la 10e journée de Liga, le public, furieux d'assister à la balade du Real Madrid et de son attaquant Ruud van Nistelrooy, auteur de 4 buts (4-1), s'en était pris au gardien du Real, Iker Casillas, lui lançant un briquet à la tête. Le gardien espagnol avait pu reprendre le match sans problème.

"Dire qu'Osasuna est une équipe au jeu dur est exagéré", estime toutefois l'un des meilleurs entraîneurs de Liga, celui de Getafe, l'Allemand Bernd Schuster. "C'est une équipe qui sait lutter et souffrir, ajoute-t-il. Avec cette façon de jouer, elle complique la vie à beaucoup d'adversaires." Le promu Tarragone, battu dimanche à domicile 3-2 après avoir mené 2-1 en a fait l'amère expérience.


 
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