Nuria Lopez de Gereñu : "Le pire que l’on puisse faire, c’est de ne rien faire"
·La ministre des transports du Gouvernement Basque était samedi à Bayonne, venue défendre le projet du Y Basque
Nuria Lopez de Gereñu, ministre des transports du Gouvernement Basque était samedi à Bayonne, invitée par le Parti National Basque, pour présenter le projet du Y Basque.
"Le pire que l’on puisse faire, c’est de ne rien faire" s’est-elle exclamée coupant court aux critiques que rencontre le projet. "Nous avons lancé le projet en 1987, et 20 ans plus tard on nous dit qu’il n’y a pas eu de débats" a-t-elle commenté, considérant que toute la société avait eu largement le temps de débattre sur le projet du Y Basque. "D’ailleurs, je remarque qu’aucun projet alternatif ne nous a été présenté" a-t-elle ajouté. Jacques Saint-Martin, ancien président de la Chambre de Commerce, a insisté sur le fait que dans notre société la voiture est la reine des transports, face à un service ferroviaire de plus en plus déficitaire.
La conseillère du gouvernement Ibarretxe a répondu que la création d’un lien rapide (une demi-heure) entre les capitales de la communauté autonome basque et la création d’une liaison entre Porto et le nord de l’Europe sans rupture de charge sera à l’origine "d’un changement culturel". Renaud Delizagaray, ancien élu bayonnais également dans le public a fait part de ses réserves face aux conséquences d’un tel projet sur le prix du foncier. La ministre a rétorqué, que "le TGV sera ce que nous en ferons", estimant qu’il y a toute une gamme de services et de plateformes qui doivent être mis en place "afin que le TGV ne fasse pas que passer".
Jean-René Etchegaray, adjoint au maire de Bayonne, est intervenu en tant que président de la commission des transports de Pays Basque 2010, et a estimé que le TGV était une opportunité à saisir, souhaitant de la part des collectivités locales des politiques ambitieuses notamment en ce qui concerne le logement, pour contrecarrer les effets d’une hausse du prix du foncier.
Ramuntxo Camblong, président du PNB en Pays Basque nord, a estimé que le TGV sera le lien nécessaire afin de construire la "ville basque" du futur, de Bayonne à Bilbao.
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