Dopage
Floyd Landis prépare sa défense
Contrôlé positif à la testostérone durant son Tour de France victorieux en 2006, l’Américain Landis va entamer aujourd’hui sa défense, par le biais de ses avocats, devant l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) contre laquelle il se bat depuis des mois. Ce sont les 9 membres du collège de l’AFLD -dont des magistrats- qui débuteront l’audience et décideront de l’avenir de Landis dans l’hexagone. L’agence antidopage américaine (USADA) est la seule institution qui a le pouvoir de le suspendre globalement, pour deux ans selon la norme. De son côté, la Fédération internationale (UCI) a le seul pouvoir de lui retirer son titre de vainqueur du Tour 2006. Face à la pression de ces derniers jours, l’AFLD a la possibilité de suivre les conseils de l’Agence mondiale antidopage (AMA) qui, par la voix de son président Richard Pound et de son vice-président Jean-François Lamour, a plaidé pour un report par l’AFLD de l’examen du dossier Landis. Et ce, jusqu’à la fin de la procédure de l’USADA dont le coup d’envoi est fixé vers mars.
Les avocats de Landis affûteront leurs arguments qui reposent sur "l’incurie" du laboratoire de Châtenay-Malabry : une "erreur d’analyse" commise par un établissement "coutumier du fait", une "contamination de l’échantillon analysé", une "non-application des modèles de bonne pratique de l’AMA" dans le déroulement de l’analyse. Affirmant posséder un taux naturel de testostérone, Landis s’est entouré d’une armada de juristes et de médecins pour affiner sa défense.
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