Gara: Latest news - Printed edition  |  Le Journal |  Documents
 
EUS | ES | FR | ENG
 » PRINTED EDITION
  - Index
  - Sujet à la une
- Basque Country
- Local
- Opinion
- Culture
- Sports
 » DOCUMENTS
 » Hemeroteka
Le JPB > L'opinion > Courrier des lecteurs 2007-02-08
M. Armspach, P. Esteben, J.J. Ferrand, A. Garo, J.C. Imbert, D. Lannes, H. Thépaultb / Kutzu
Lettre ouverte au maire de Mandionde

Lors de la réunion du Conseil municipal du 25 janvier 2007, nous nous sommes déplacés pour avoir des informations sur le projet d’implantation de l’usine agroalimentaire Andros sur le domaine de Garroa.

Nous l’avons déjà fait à l’occasion de la réunion précédente du 11 décembre 2006.

Dans les deux cas, vous avez imposé le huis clos, privant ainsi les villageois de toute information sur cet important projet qui nous concerne à tous.

Malgré votre présentation du projet par courrier, permettez-nous de vous poser quelques questions sur la forme ainsi que sur le fond de cette affaire.

Sur la forme

Pourquoi vous acharnez-vous à fermer la porte à vos administrés lors des réunions du Conseil Municipal?

Pourquoi tant de précipitation pour une affaire de cette importance?

Pourquoi les terrains de Garroa?

Pourquoi 15 ha alors que 4 à 5 ha suffiraient selon les sources de la CCI ?

Pourquoi vendre à une SCI composée de Messieurs Camblong, Maurances et le groupe Onetik alors que le porteur de projet est l’entreprise Andros ?

Sur le fond

Pourquoi vendre ?

Que devient le projet du pôle agrobiologique ?

Quelles seront les répercussions environnementales ? Impact paysager, dégradation d’un site historique, approvisionnement en eau, rejets et pollutions, nuisances sonores, trafic routier, expropriations pour la déviation du bourg...

En tant que citoyens de Mendionde, nous vous demandons d’organiser une réunion publique d’information avec les différents porteurs de projets pour répondre à toutes ces questions que se pose l’ensemble de la population.

Compte tenu de l’urgence de la situation, nous souhaitons que cette réunion soit organisée avant le 20 février 2007.

En attendant Monsieur le Maire, nous vous demandons d’arrêter toutes démarches visant à concrétiser cette affaire.

Nous restons dans l’espoir d’obtenir de votre part une réponse positive à notre requête.

Croyez, M. le Maire, à nos sentiments les plus respectueux.

Depuis le mois d'août, le festival Euskal Herria Zuzenean essaie désespérément d'avoir une réponse du Conseil Général au sujet d'une subvention de 12000¤.

La première leçon que nous tirons de ces semaines est que pour joindre le Conseil Général, il faut laisser tomber la Poste et France Télécom. Messieurs dames, lorsque vous voulez voir quelqu'un de cette institution pour obtenir un éclaircissement sur un différend, n'envoyez pas de lettres recommandées, ne passez pas de coup de fil. Non ! Faites une bonne grosse conférence de presse ! Efficacité garantie, on a une réponse par le biais de sa radio, de sa télé et de son journal le jour même.

Et c'est tôt le matin, en branchant sa radio devant son café au lait qu'on entend M. Brisson nous demander de moins politiser notre festival et de régler nos comptes avec Batasuna ! euh... on n'a pas tout compris là !

C'est donc bien à cause de ces tracts détournant une affiche de film dans lequel Batasuna nous fait bien comprendre ce qu'ils pensent de l'action de quelques figures politiques de la région que le conseil général a oublié de voter notre subvention en 2006.

Nous ne voulons pas croire que le conseil général pense vraiment que l'organisation du festival est responsable du tractage sur le parking du festival ! Que les bénévoles ont parmi leurs cinq tours de travail, un tour "tractage sur le parking pour Batasuna" ou "accrochage d'affiches d’Abertzaleen Batasuna" ou bien encore "confection d'une banderole vantant les excellentes idées de Monsieur Lasserre concernant le Pays Basque ces derniers temps".

À chaque événement de grande envergure où nous allons, au moment de prendre la voiture pour rentrer, nous retrouvons toujours l'équivalent d'un dictionnaire épinglé sur notre pare-brise. Cette pratique assez courante existe depuis des lustres M. Brisson !

Demandons alors des subventions au conseil général pour pouvoir se payer une équipe de sécurité professionnelle, qui pratiquerait une fouille au corps de tous les festivaliers et de tous les bénévoles afin de vérifier qu'ils n'ont pas de tracts contraires à cette "manière de penser" que le conseil général voudrait nous imposer.

Que pensent les personnes qui nous ont bloqué notre argent : que EHZ règne sur le monde politique et culturel au point de dicter aux partis politiques et aux mouvements de contestation d'Euskal Herri ce qu'ils doivent faire ou ne pas faire?!

M. Brisson, le conseil d'administration du festival cette année ne compte qu'une seule personne qui a plus de trente ans. Nous consacrons toute notre énergie pour ce festival qui véhicule des idées et des pratiques vraiment alternatives.

Arrêtez de trouver de fausses excuses pour priver encore un truc "de bascoy" d'argent tout simplement parce qu'il vous plaît de faire l'amalgame entre tout ce qui est basque.

Cette année, nous demandons de nouveau une subvention, nous collerons de nouveau le logo du conseil général sur notre affiche s'il le faut. Mais rencontrons quelqu'un du conseil général qui comprend que l'énorme travail qui est fait par ce festival ne doit pas être gâché par une ridicule histoire de tracts.

Jeudi dernier, Mari Kutzu s'est déplacée à Pau pour faire appel de sa condamnation pour "injure à caractère racial" par le Tribunal de Bayonne en novembre. Rappelons que c'est parce qu’elle avait affublé le conseiller municipal bayonnais Aitor Arandia du sobriquet de "basquignol de service" que Mari Kutzu s'est vu infliger cette condamnation infamante.

Le procès en appel a permis à Mari Kutzu de mentionner l'étonnement général que ce verdict a suscité et de rappeler la motivation politique (et évidemment pas raciste) de son coup de griffe. M. Arandia ayant fait de sa basquitude un argument électoral (certains se souviendront peut-être de la pleine page que Sud-Ouest lui avait consacrée pour les dernières municipales sous le titre "Le Basque de Grenet"), il ne faut pas s'étonner qu'elle puisse être mentionnée dans le débat politique.

Quand M. Arandia est monté au créneau pour apporter une caution "basque" au projet de réhabilitation complètement folkloriste (dantzari, tauromachie, etc.) de l'hôtel des Pyrénées,

Mari Kutzu s'est moquée de lui. C'est bien évidemment la basquitude d'Airor Arandia en tant que programme politique qui était visée, et pas du tout ses origines (dont Mari Kutzu se fiche éperdument). Si le même Arandia avait été un élu Vert et s'il avait cautionné le projet de l'hôtel des Pyrénées du fait de la présence de plantes vertes dans les cages d'escaliers, Mari Kutzu l'aurait peut-être traité d'écolo d'opérette, mais certainement pas de basquignol de serviceŠ

Rendez-vous le 29 mars pour le verdict du procès. Et pour patienter, achetez donc le dernier numéro de Kutzu qui vient de sortir en kiosque ou, mieux encore, (ré)-abonnez-vous!


 
Print
 
...More news
Pays Basque
Batasuna propose un accord pour la création d’une Autonomie politique au Pays Basque sud
Pays Basque
Rendez-vouz le 28 février
Pays Basque
Un télépéage commun pour l’Eurocité
Pays Basque
"L’égalité des chances vaut aussi pour les ikastola"
Culture
Kutsidazu bidea Ixabel ouvre idéalement la Korrika culturelle dans un grand sourire
Sujet à la une
L´euskara fixe un nouveau socle aux relations institutionnelles nord-sud
  © 2006 Baigura | Contact | About us | Advertise